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<managingEditor>francis.razon@maka-protected.com</managingEditor>
<webMaster>frs.petit@laposte.net</webMaster>
<title>MAKA-PROTECTED</title>
<link>http://www.maka-protected.com</link>
<description>Maka, Observatoire de la Nature, de la Terre et de l'Espace.</description>
<copyright>MediaWeb</copyright>
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<title>Les Actualités</title>
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<language>fr</language>
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<title><![CDATA[Des bactéries modifient leur génome pour survivre à l'arsenic]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-03-08 18:49 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edio7e0.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Fondamental&nbsp;</font></b><br>En remaniant leur génome, les bactéries du genre Thiomonas seraient capables de survivre dans des environnements extrêmemement contaminés ! C'est ce que les chercheurs du laboratoire de Génétique Moléculaire, Génomique et Microbiologie (UMR7156 CNRS, Strasbourg) ont conclu de leurs travaux publiés dans la revue PLoS Genetics le 26 février 2010. 
<P></P>
<P>Au sein de l'Université de Strasbourg et plus précisement du laboratoire Génétique Moléculaire, Génomique et Microbiologie (GMGM), les travaux de l'équipe « Ecophysiologie Moléculaire des Procaryotes », dirigée par P. Bertin, concernent principalement les métabolismes microbiens impliqués dans la résistance et la détoxication d'éléments comme l'arsenic.</P>
<P>Dans le cadre du réseau de recherche CNRS « Métabolisme de l'Arsenic chez les Microorganismes » (GDR2909), des approches de génomique descriptive et fonctionnelle, combinée à des méthodes génétiques et biochimiques, sont mises en oeuvre pour décrire la physiologie de microorganismes isolés d'environnements naturels ou anthropisés. Des outils de génomique environnementale ont été récemment développés afin de caractériser des communautés complexes et identifier, y compris chez des micro-organismes non cultivés, de nouvelles fonctions potentiellement impliquées dans la remédiation de sites contaminés.</P>
<P>Alors que les souches d'Herminiimonas précédemment étudiées semblent inféodées à quelques niches écologiques, les bactéries du genre Thiomonas sont présentes dans la plupart des environnements contaminés par l'arsenic. Afin de comprendre ce qui leur permet de survivre dans ces milieux, le génome de l'une d'entre elles a été analysé en détail. Il a ensuite été comparé à d'autres souches de Thiomonas, originaires du même site ou provenant d'environnements différents et appartenant ou non à la même espèce selon les critères classiques de phylogénie. </P>
<P>Les travaux ont pu montrer que ces bactéries possèdent un pool de gènes variables leur permettant de survivre et de coloniser efficacement un environnement toxique. Les chercheurs expliquent cette acquisition de résistance en partie par la présence de phages (virus de bactéries) dans les milieux étudiés. En effet, par leur rôle dans le transfert de gènes de résistance et dans les événements de réarrangements du génome, les phages sont des acteurs probables de l'adaptation de la souche à son environnement. </P>
<P>L'analyse approfondie des données génomiques suggère également que l'environnement spécifique de ces microorganismes influence l'évolution de leur génome. </P>
<P>Tous ces phénomènes conduisent à une importante variabilité génétique, y compris chez des bactéries très proches plylogénétiquement, et élargissent ainsi la vision relativement restreinte de l'espèce bactérienne.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : CNRS </EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>Cellule de Thiomonas et son phage (flèche) en microscopie électronique à transmission. Le phage serait impliqué dans le transfert de gènes de résistance et dans les événements de réarrangement du génome permettant à la souche de s'adapter à un environnement toxique particulier.</EM></FONT></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Des molécules organique dans Orion]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-03-08 18:53 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi8su7.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Espace&nbsp;</font></b><br>L'observatoire spatial Herschel de l'ESA a révélé, dans la Nébuleuse d'Orion, les empreintes de molécules organiques signature d'une chimie prébiotique. Le spectre de ces molécules a été obtenu avec HIFI (Heterodyne Instrument for the Far-Infrared - Instrument Hétérodyne pour l'Infrarouge Lointain) - l'un des trois instruments embarqué à bord d'Herschel. L'ensemble des données devrait permettre aux astrophysiciens de mieux comprendre la formation de ces molécules prébiotiques et peut-être la formation des premières briques de la vie. 
<P></P>
<P>Le spectrographe HIFI, l'un des trois instruments embarqués à bord de l'observatoire spatial Herschel de l'ESA, est de nouveau disponible depuis janvier 2010. L'analyse des premiers spectres, réalisés depuis cette date, montre que le spectromètre HIFI rempli totalement ses objectifs en obtenant des spectres d'une très haute résolution.</P>
<P>Un des programmes clés, HEXOS, conduit par un scientifique de l'Université du Michigan est destiné, entre autres, à l'étude de plusieurs sources dans la nébuleuse d'Orion. Cette nébuleuse est réputée pour être l'une des "usines chimiques" les plus productives de l'espace, bien que toute l'ampleur de cette chimie et les voies de formation des molécules ne soient pas encore bien comprises.</P>
<P>Le spectre d'Orion obtenu avec HIFI, et présenté ici, inclut une riche et dense suite de "pics", chacun représentant une signature du rayonnement émis par les molécules présentes dans la nébuleuse d'Orion. En cherchant parmi les pics du spectre, les astronomes ont identifié plusieurs molécules bien connues dont les signatures apparaissent à maintes reprises dans le spectre. L'identification des nombreuses autres raies d'émission est actuellement en cours.</P>
<P>En identifiant clairement les raies associées avec les molécules les plus usuelles, les astronomes peuvent alors commencer à extraire les signatures de molécules particulièrement intéressantes du fait de leur rôle dans la chimie prébiotique. Une des caractéristiques du spectre d'Orion est sa richesse spectrale : parmi les molécules qui ont été identifiées dans ce spectre, il y a l'eau, le monoxyde de carbone, le formaldéhyde, le méthanol, le diméthyl éther, le cyanure d'hydrogène, l'oxyde de soufre, le dioxyde de soufre, et leurs isotopomères. On s'attend également à ce que d'autres molécules organiques soient identifiées.</P>
<P>HIFI a été conçu pour fournir des spectres à ultra-haute résolution en utilisant des longueurs d'onde inaccessibles depuis le sol. Le spectre obtenu en quelques heures surpasse déjà largement tous les spectres jamais mesurés sur Orion. Les molécules organiques sont présentes partout dans ce spectre, même aux niveaux les plus bas, ce qui prouve la haute résolution de HIFI.</P>
<P>La nébuleuse d'Orion est un nuage moléculaire qui est le siège de formations stellaires importantes. L'obtention de ces spectres permettra de construire des modèles physico-chimiques pour comprendre la formation stellaire, et étudier plus directement la chimie associée à la naissance des étoiles, des planètes, et d'une certaine façon, à la vie.<BR>&nbsp;<BR><FONT size=1><EM>Source : CNRS - Crédit : ESA, HEXOS et le consortium HIFI<BR>&nbsp;<BR>Spectre HIFI de l'eau et de molécules organiques dans la Nébuleuse d'Orion. Ce spectre HIFI a été obtenu pour le programme clé Herschel "HEXOS", une étude scientifique utilisant les instruments d'Herschel HIFI et PACS pour réaliser des relevés spectraux de cinq sources dans les nuages d'Orion de Sagittarius B2.</EM></FONT> </P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les poissons-baleines du Crétacé]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-03-08 19:05 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi90a7.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Terre&nbsp;</font></b><br>Pour se nourrir, le plus gros animal terrestre actuel, la baleine bleue, engouffre chaque jour quatre tonnes de plancton animal. Mais qui eût cru que ses prédécesseurs en la matière étaient des… poissons ? Bien avant elle et les autres baleines à fanons, des poissons osseux mesurant plusieurs mètres, les pachycormidés, se nourrissaient de zooplancton. L'équipe de Matt Friedman, de l'Université d'Oxford, révèle qu'ils ont écumé les mers entre – 170 et – 65 millions d'années et qu'ils formaient une famille très diversifiée. 
<P></P>
<P>Certains poissons osseux du Jurassique (–200 à –145 millions d'années) sont connus pour être des filtreurs de plancton. Avec neuf mètres de long, Leedsichthys problematicus peut être considéré comme le plus grand poisson osseux de tous les temps (certains requins actuels et passés, poissons cartilagineux, sont plus grands). Cependant, les paléontologues considéraient jusqu'ici ces espèces comme de rares représentants d'une branche évolutive ayant avorté avant le début du Crétacé, il y a 145 millions d'années.</P>
<P>M. Friedman et ses collègues ont aujourd'hui réexaminé des fossiles de poissons osseux appartenant à des collections de muséums, mais qui avaient été peu étudiés ou classés hâtivement. Ayant mis en évidence des liens de parenté pour certains d'entre eux, ils en concluent que Leedsichthys problematicus n'était pas une espèce isolée, mais au contraire que les poissons planctonophages de la famille des pachycormidés ont eu des représentants jusqu'à la fin du Crétacé (– 65 millions d'années). Appartenant aux genres Asthenocormus, Bonnerichthys, Euthynotus, Pachycormus, Protosphyraena, Rhinconichthys, etc., ils se nourrissaient à la façon de certains poissons cartilagineux actuels : le requin baleine (Rhincodon typus), le requin pèlerin (Cetorhinus maximus), le rare requin grande gueule (Megachasma pelagios) et les raies de la sous-famille des mobulinés (raie manta, diables de mer).</P>
<P>Autrement dit, l'eau entrait par la gueule et ressortait par les fentes branchiales situées de chaque côté de la tête ; des branchiospines ou épines branchiales, projections osseuses allongées bordant en rangs serrés les fentes branchiales, comme des peignes, filtraient alors le zooplancton du courant d'eau. « Se nourrir de plancton est une pratique courante dans le monde animal, et on la retrouve non seulement chez les cétacés à fanons et certains poissons cartilagineux, mais aussi chez quantité d'autres organismes (vers annelés, mollusques, crustacés, etc.) et chez de nombreux poissons osseux dotés de branchiospines (sardine, maquereau, etc.) », explique Bruno Chanet, chercheur au Muséum national d'histoire naturelle à Paris.</P>
<P>Les pachycormidés ont été vraisemblablement victimes du cataclysme responsable de l'extinction massive Crétacé-Tertiaire, il y a 65 millions d'années. Une grande partie du phytoplancton océanique a rapidement disparu et toute la chaîne alimentaire qui en dépendait a été affectée. Cette niche écologique n'a été occupée de nouveau que lorsque les requins et les raies ont commencé à se diversifier, il y a environ 56 millions d'années, puis avec les mysticètes (les baleines à fanons) voilà 34 millions d'années.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : La Recherche - Crédit : Robert Nicholls</EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>Vue d'artiste de Bonnerichthys sp., un poisson planctophage pachycormidé qui a vécu à la fin du Crétacé, il y a 70 millions d'années.</EM></FONT></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La relativité générale testée]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-03-08 19:08 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi93dt.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Fondamental&nbsp;</font></b><br>En utilisant les résultats d'une expérience réalisée il y a plus de dix ans, des physiciens pensent avoir mesuré le ralentissement du temps dû à la gravité, effet prévu par la théorie d'Einstein, avec une précision 10 000 fois meilleure qu'auparavant. 
<P></P>
<P>Une horloge en mouvement retarde par rapport à une horloge immobile : cette « dilatation du temps » est un effet bien connu dans le cadre de la théorie de la relativité restreinte, qui ne considère pas les mouvements accélérés. Un autre effet de ralentissement du temps est le « décalage gravitationnel vers le rouge » prédit par la relativité générale, théorie qui assimile la gravitation à une courbure de l'espace-temps. En réinterprétant une expérience de physique atomique effectuée il y a une dizaine d'années, trois physiciens auraient vérifié ce décalage gravitationnel avec une précision inégalée. Il s'agit de Holger Müller, physicien à Berkeley en Californie, Achim Peters, de l'Université Humboldt à Berlin, et de Steven Chu, prix Nobel en 1997 et actuellement secrétaire d'État pour l'énergie aux États-Unis.</P>
<P>Une traduction du décalage gravitationnel vers le rouge est qu'une horloge soumise à un champ de gravitation retarde par rapport à une horloge identique en l'absence de gravité. Pour un photon, cela signifie que sa fréquence est ralentie, ou que sa longueur d'onde est augmentée, d'où l'expression « décalage vers le rouge ». L'effet est infime dans le champ de gravité terrestre, et il est donc difficile à mesurer directement. La mesure directe la plus précise remonte à 1976 et a consisté à comparer deux horloges atomiques, l'une au sol et l'autre emportée par une fusée à une altitude de 10 000 kilomètres ; la précision atteinte était de 7 x 10–5.</P>
<P>L'expérience réalisée par A. Peters en 1999 au laboratoire de S. Chu était très différente et avait pour but de mesurer l'accélération de la pesanteur. Elle mettait en jeu les propriétés ondulatoires ou quantiques des atomes. Les lois de la physique quantique stipulent qu'à tout corpuscule est associée une onde, dont la longueur d'onde est d'autant plus petite que la masse est élevée. La fréquence correspondante varie en sens inverse et est extrêmement élevée pour un objet tel qu'un atome. Ainsi, celle de l'onde associée à un atome de césium dépasse les 1025 hertz. Une fréquence aussi élevée est ce qui permet, dans l'expérience réalisée, ou plus exactement dans sa réinterprétation, d'effectuer une mesure de nature temporelle très précise.</P>
<P>Lors de son expérience, A. Peters avait fait interférer deux ondes atomiques identiques ayant suivi des chemins un peu différents, la trajectoire de l'une ayant atteint une altitude différente, donc un champ de gravité différent. L'interférence des deux ondes indique le déphasage de leurs oscillations, donc la différence entre les temps écoulés pour chacune. On en déduit le décalage temporel dû au champ gravitationnel.</P>
<P>Dans cette expérience, A. Peters avait piégé et refroidi à une température proche du zéro absolu un nuage d'environ un million d'atomes de césium. Puis il avait soumis le nuage atomique à trois impulsions d'un couple de faisceaux laser verticaux de fréquence, durée et intensité bien ajustées.</P>
<P>La première impulsion dédouble l'onde atomique de telle façon que les deux ondes résultantes suivent des trajectoires différentes. La deuxième impulsion laser envoie les atomes ayant suivi la trajectoire haute vers le bas, et les autres vers le haut, afin que les deux ondes se rejoignent. La troisième impulsion mesure l'interférence atomique, c'est-à-dire le déphasage des deux ondes atomiques.</P>
<P>L'intervalle de temps entre les impulsions était de 160 millisecondes ; et la différence maximale d'altitude entre les deux trajectoires atomiques n'était que de 0,12 millimètre ! Une différence minuscule, mais qui donne lieu à un décalage gravitationnel vers le rouge mesurable, correspondant à une différence de temps d'environ 2 x 10–20 seconde, sur un parcours d'une durée d'environ 0,3 seconde. Cette différence de temps a été déduite avec une précision d'environ 10–29 seconde. L'effet prédit par la relativité générale a été ainsi vérifié avec une précision de sept milliardièmes, soit une amélioration d'un facteur 10 000 par rapport aux mesures de 1976.</P>
<P>Cependant, beaucoup de physiciens ne sont pas convaincus par la réinterprétation de l'expérience de A. Peters. Les désaccords portent sur ce que ses résultats testent exactement, et les prochaines discussions entre spécialistes promettent d'être animées. Ainsi, en France, Christian Bordé, membre de l'Académie des sciences et qui a dès 1993 étudié en détail les interféromètres atomiques en relativité générale, estime que « l'analyse théorique de H. Müller et ses collègues n'est pas assez complète pour que cette expérience constitue un test clair de la relativité générale. En particulier, le dispositif utilisé pour fournir la valeur g de l'accélération de la pesanteur n'est pas étudié avec les mêmes hypothèses de violation éventuelle de la relativité générale. »</P>
<P>Christophe Salomon, physicien à l'École normale supérieure (Paris), fait aussi partie des sceptiques. Il est responsable scientifique de la future expérience spatiale ACES (Atomic Clock Ensemble in Space), dont le lancement par l'Agence spatiale européenne est prévu en 2013. L'un des objectifs de cette expérience rattachée à la Station spatiale internationale sera de mesurer, par comparaison entre horloges atomiques, le décalage gravitationnel vers le rouge. La précision sera 300 fois inférieure à celle annoncée par H. Müller, A. Peters et S. Chu. Mais, précise Ch. Salomon, « L'expérience de A. Peters ne teste pas les mêmes propriétés dans la théorie ».</P>
<P>Les travaux de H. Müller et ses deux collègues seraient alors complémentaires de l'expérience ACES. L'intérêt scientifique de celle-ci reste indéniable, puisqu'elle complète les mises à l'épreuve de la théorie de la relativité générale et des autres théories de même type (les « théories métriques » de la gravitation).</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : La Recherche - Crédit : Ingrid Leroy</FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>En deux points où la gravité est différente, la relativité générale stipule que le temps s'écoule différemment. Par exemple, pour deux atomes identiques, l'onde atomique oscille à une fréquence légèrement inférieure pour l'atome soumis à une gravité supérieure, c'est-à-dire à plus basse altitude. En réinterprétant une expérience où l'on avait fait interférer deux ondes atomiques, correspondant à des atomes dont la différence d'altitude n'avait pas dépassé 0,12 millimètre, des physiciens affirment avoir vérifié cet effet de dilatation du temps (un écart d'environ 2 x 10–20 seconde) avec une précision de sept milliardièmes.</FONT></EM></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Découvertes sur la naissance de l'Univers]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-03-08 18:37 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edihpsz.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Espace&nbsp;</font></b><br>Les collaborations Phenix et Star, qui regroupent notamment des physiciens du CNRS/IN2P3 et du CEA, ont annoncé des découvertes majeures sur la nature du plasma de quarks et de gluons. Ces résultats décisifs pour la compréhension de la matière nucléaire soumise à des conditions extrêmes apportent un éclairage nouveau sur la naissance de l'Univers. Ils ont été publiés dans la revue Physical Review Letters.<BR>&nbsp;<BR>Dans les expériences Phenix et Star, des noyaux d'or sont accélérés à des vitesses de l'ordre de 99,995% de la vitesse de la lumière dans le collisionneur Rhic, un accélérateur de particules d'environ 4 km de circonférence situé au Brookhaven National Laboratory près de New-York (États-Unis). Les collisions de ces noyaux sont destinées à produire un plasma de quarks et de gluons, reproduisant ainsi, à l'échelle des noyaux des atomes, l'état de la matière quelques micro-secondes après le big-bang. 
<P></P>
<P>Lors de ces collisions, les conditions de température et de densité sont telles que les protons et les neutrons des noyaux d'or se transforment en une soupe constituée de leurs constituants élémentaires : les quarks et les gluons. La mesure d'un excès dans la production de photons émis dans les collisions de noyaux d'or comparé à la même mesure effectuée dans des collisions de protons a permis aux chercheurs de la collaboration Phenix d'en déduire que la température atteinte dans les collisions de noyaux d'or était de l'ordre de quatre milliards de degré Celsius, environ 250 000 fois plus chaud que la température atteinte au centre du Soleil.</P>
<P>De leur côté, les physiciens de la collaboration Star ont annoncé avoir observé les premières indications d'une brisure locale de la parité (ou symétrie "miroir") dans les interactions fortes entre quarks et gluons ; une symétrie selon laquelle les lois de la physique restent inchangées si on regarde la nature dans un miroir. Les derniers résultats suggèrent que la brisure de la parité serait réalisée localement, dans des "bulles" de plasma. Ces observations indiquent que, si les quarks de charge électrique positive sont émis préférentiellement le long du champ magnétique intense créé dans une collision donnée, les quarks de charge négative le sont préférentiellement dans la direction opposée.<BR>En plus de cette asymétrie observée au Rhic, les scientifiques ont estimé que des bulles similaires créées encore plus précocement après la naissance de l'Univers pourraient faciliter la prédominance de la matière sur l'antimatière dans notre Univers. S'il ne résout pas le problème de la disparition de l'antimatière dans l'Univers, ce résultat permet de mieux comprendre comment les brisures de symétrie peuvent se produire lors de changement de phase de la matière, comme ici, lors du passage de la matière nucléaire normale à ces bulles de plasma de quarks et de gluons.</P>
<P>Ces nouvelles mesures constituent une avancée majeure vers la compréhension de la matière nucléaire soumise à des conditions extrêmes, compréhension vers laquelle les expériences du Rhic ont permis de progresser de manière spectaculaire depuis la mise en fonctionnement du collisionneur américain en juin 2000. Dès 2005 notamment, les physiciens étaient parvenus à créer une matière faite de quarks et de gluons, s'apparentant à un liquide presque parfait. </P>
<P>Des laboratoires de l'IN2P3 et le CEA ont contribué à ces succès, grâce à leur implication que ce soit dans la construction de détecteurs ou dans les analyses des données collectées par les expériences Star et Phenix. </P>
<P>Les résultats au Rhic sont également particulièrement excitants à l'heure où le grand collisionneur du Cern, le LHC, va produire ses premiers faisceaux à des énergies jamais égalées sur Terre. Les investigations vont ainsi se poursuivre au LHC, en comptant sur la participation des physiciens français dans l'expérience CMS et plus particulièrement dans l'expérience Alice, entièrement dédiée à l'étude de ce plasma de quarks et de gluons et dans laquelle le CNRS/IN2P3 et le CEA sont impliqués très largement : après la construction de plusieurs détecteurs d'Alice, les physiciens se préparent à la collecte de ces données tant attendues.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : CNRS - Crédit : BNL</FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>Simulation d'une collision de deux noyaux d'or dans le collisionneur Rhic. Une soupe de quarks (boules colorées) et de gluons (tirets blancs) est produite dans les zones les plus chaudes de la collision (au centre sur la figure). <BR></FONT></EM></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La conversion des grenouilles]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=96&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-03-08 18:56 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=96&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edip3oq.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Biodiversité&nbsp;</font></b><br>L'un des herbicides les plus répandus dans le monde, l'atrazine, peut castrer chimiquement les grenouilles mâles, les transformant en femelles qui pondent des oeufs selon des chercheurs américains. 
<P></P>
<P>L'atrazine est un désherbant largement utilisé par les agriculteurs du monde entier, à l'exception de l'Europe, en particulier dans la production du maïs, du sorgho et de la canne à sucre. </P>
<P>Des études précédentes avaient déjà montré que cette substance féminisait les poissons zèbres et les grenouilles léopard et avait un effet sur la quantité de sperme produite par les saumons et les lézards caïmans. Selon le professeur Tyrone Hayes, de l'Université de Californie, Berkeley : « L'exposition à l'atrazine est aussi fortement corrélée à une mauvaise qualité du perme et à une altération de la fertilité chez l'Homme ».</P>
<P>Dans les Actes de l'Académie nationale des sciences, le chercheur révèle que les effets de l'atrazine peuvent être encore plus importants que suspectés et provoquer une inversion du sexe chez les grenouilles africaines à griffes. Hayes et ses collègues ont comparé 40 grenouilles mâles témoins à 40 grenouilles mâles élevées de la naissance jusqu'à la maturité sexuelle dans de l'eau présentant des concentrations d'atrazine similaires à celles retrouvées dans les rivières de leur habitat naturel.</P>
<P>Les résultats sont spectaculaires : 90% des grenouilles exposées à l'atrazine ont des niveaux de testostérone bas, une diminution de la taille de leurs organes reproducteurs, certains caractères sexuels secondaires féminins et plus du tout de « libido » puisqu'elles s'accouplent beaucoup moins. Pour les 10% restant c'est encore plus préoccupant puisque les amphibiens ont carrément changé de sexe, copulé avec des mâles et pondu des œufs ne produisant que des têtards mâles.</P>
<P>Cette action de l'atrazine pourrait être, en partie, la cause du déclin des amphibiens constaté depuis de nombreuses années dans toutes les régions du globe. Il est toutefois difficile d'en tire des conséquences sur la santé humaineµ. Les grenouilles ont en effet une peau très fine qui absorbe de nombreuses substances d'autant plus qu'elles sont en contact quasi permanent avec l'eau. L'usage de l'atrazine est interdit au sein de l'union européenne depuis 2003.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Sciences &amp; Avenir - Crédit : Dmitry Lovetsky/AP/SIPA © Dmitry Lovetsky/AP/SIPA</FONT></EM> </P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La rosée sur les toiles d'araignées]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-03-08 18:59 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi8eic.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Fondamental&nbsp;</font></b><br>On connaissait les toiles d'araignées pour leurs propriétés mécaniques exceptionnelles, mais on en savait beaucoup moins sur leur capacité à capter l'humidité de l'air. Yongmei Zheng et ses collègues, du Centre chinois des nanosciences et technologies à Pékin, ont observé au microscope électronique à balayage la façon dont se forment les gouttelettes d'eau le long des fibres de la toile de l'araignée tisserande Uloborus walckenaerius. 
<P></P>
<P>Souvent, au petit matin, on peut observer des toiles d'araignées se parer de multitudes perles de rosée de différentes tailles. Ce chapelet de gouttes se crée par condensation de la vapeur d'eau&nbsp; de l'air ambiant sur les fibres de soie de la toile d'araignée. Chacune de ces gouttes constitue une réserve d'eau dont s'abreuve l'araignée qui a tissé sa toile, laquelle n'a donc pas pour seule fonction de piéger des proies. On retrouve une telle adaptation notamment chez le scarabée du désert du Namib, dont les ailes, refroidies la nuit, collectent la vapeur d'eau.</P>
<P>Les toiles d'araignée sont faites de nanofibres de soie, protéine composée&nbsp; pour l'essentiel de glycine et d'alanine, deux acides aminés. Chez l'araignée Uloborus walckenaerius, chaque fil de soie se compose de deux fils de traîne autour desquels s'enroulent des pelotes de fibres enchevêtrées aléatoirement (image b, à droite), régulièrement espacées par des n½uds (image a). Exposé à l'air humide, les pelotes de fibres de soie, hydrophiles, se réorganisent : elles s'allongent pour former des « fuseaux » (image&nbsp; c). Les gouttes se condensent alors au hasard au niveau des n½uds et des fuseaux, puis grossissent. Les chercheurs ont remarqué que les gouttes situées sur les n½uds migrent et fusionnent avec celles des fuseaux voisins. Les n½uds ainsi libérés de leur goutte, un nouveau cycle de condensation peut commencer.</P>
<P>La coalescence des gouttes est apparemment spécifique à la toile d'araignée, car l'équipe chinoise ne l'a observée ni avec la soie du bombyx, ni avec des fibres de nylon. Les chercheurs ont essayé de comprendre l'origine de cette coalescence en examinant la structure de la soie au microscope. Les fuseaux sont rugueux, tandis que les n½uds,&nbsp; formés de nanofibres alignées le long de l'axe du fil, sont lisses. Y. Zheng explique que cette différence de rugosité crée un gradient de tension superficielle du n½ud vers le fuseau, à l'origine du déplacement de la goutte.</P>
<P>À cela s'ajoute une autre force motrice : la différence d'organisation des fibres dans les n½uds et les fuseaux. Les gouttes bougent plus facilement sur les fibres des n½uds alignées le long de l'axe du fil que sur les fuseaux où les fibres sont orientées aléatoirement.</P>
<P>Forts de ces résultats, les chercheurs ont regardé ce qu'il se passe avec une soie artificielle. Ils&nbsp; ont construit&nbsp; celle-ci en immergeant brièvement une fibre de nylon dans un solvant constitué d'un mélange de polyméthylméthacrylate, de diméthylformamide et d'éthanol. Le polyméthylméthacrylate polymérise le long de la fibre de nylon,&nbsp; formant des gouttes régulièrement espacées. Après&nbsp; séchage, on observe des « fuseaux » et des « n½uds » comme dans la toile d'araignée naturelle. Non seulement cette soie recrée parfaitement la structure de la soie naturelle, mais elle favorise tout autant la coalescence des gouttes d'eau. Ces travaux pourraient déboucher sur des applications telles que la filtration de l'eau, la collecte de vapeur d'eau, etc.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : La Recherche - Crédit : Nature</FONT></EM></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Electrons en mouvement]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-27 11:37 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edifmp3.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Fondamental&nbsp;</font></b><br>La première photographie instantanée d'électrons en mouvement au coeur d'une molécule vient d'être obtenue par des physiciens français. L'observation des particules subatomiques (électrons, protons, photons) reste un problème pour les physiciens. En effet, à cette échelle toute tentative de mesure influe directement sur la particule de sorte qu'il est impossible de connaître simultanément sa position et sa vitesse, c'est le fameux principe d'incertitude d'Heisenberg. Du coup, les mesures que l'on effectue sur la vitesse, la position ou toute autre grandeur physique de particules subatomiques n'expriment donc pas des certitudes, mais seulement des probabilités. 
<P></P>
<P>Pour représenter ces probabilités les physiciens utilisent un outil mathématique appelé fonction d'onde qui reflète l'état quantique des particules. Les fonctions d'ondes permettent de calculer la probabilité de présence des particules à un instant t. Cette modélisation du comportement particulaire n'est cependant pas qu'une simple opération de pensée, des expériences indiquent effectivement que les fonctions d'ondes sont observables.</P>
<P>Dans la revue Nature Physics, des chercheurs français, du Cnrs et du Commissariat à l'énergie atomique, décrivent comment ils ont réussi à observer les fonctions d'ondes des électrons de la molécule de diazote (N2). La méthode repose sur une analyse tomographique du rayonnement X émis par des molécules excitées par une impulsion laser intense. En utilisant un laser attoseconde (une attoseconde équivaut à 10 -18 seconde), les chercheurs ont obtenu un "instantané" de la fonction d'onde des électrons de la molécule excitée par le laser, 1500 attosecondes après sa mise en mouvement. </P>
<P>Dans certaines conditions les fonctions d'ondes sont donc observables. On peut ainsi espérer réaliser des "films" expérimentaux montrant les états électroniques au niveau des électrons à diverses étapes de réactions chimiques.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Sciences &amp; Avenir - Crédit : Nature Physics</FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>Reconstruction de la fonction d'onde, à deux instants séparés de 1500 ± 300 as, permettant de visualiser le déplacement d'un "trou" dans la densité électronique produit par l'interaction de la molécule de diazote avec le laser intense. Les points noirs indiquent la position des atomes dans la molécule.&nbsp; <BR>&nbsp;&nbsp; </FONT></EM></P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[Des cyclones moins nombreux mais plus violents]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-27 11:44 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edipf78.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Terre&nbsp;</font></b><br><DIV>Au cours de ce siècle, les cyclones tropicaux seront moins fréquents mais certains pourraient être plus puissants en raison du réchauffement climatique.<BR>Une étude publiée dans Nature Geoscience fait la synthèse des derniers travaux portant sur l'un des phénomènes climatiques les plus violents qui soit, les cyclones. Ces ouragans prennent naissance au-dessus des eaux tropicales lorsque que deux conditions sont réunies : un vent cisaillant et une température de surface de l'eau élevée. Le réchauffement climatique provoquant une hausse de la température de l'océan, les météorologues s'interrogent sur l'évolution des cyclones dans les prochaines années. </DIV>
<P>Des chercheurs de l'organisation météorologique mondiale (OMM) ont analysé les résultats d'enquêtes et de projections météo des quatre dernières années pour essayer de prévoir l'évolution de ces phénomènes en optant pour une hypothèse de réchauffement moyen de 2.8°c. Selon le document, il ne devrait pas y avoir une grosse variation du nombre de cyclones mais ceux-ci seront sans doute plus violents. Les vents pourraient souffler encore un peu plus fort et les précipitations pourraient augmenter de 20% à moins de 100 Km de l'œil du cyclone. Ces résultats concordent avec les prévisions des experts du GIEC qui estiment probable l'augmentation de l'intensité des cyclones. </P>
<P>Ces deniers étaient néanmoins moins affirmatifs quant à la fréquence de ces épisodes cycloniques. En effet, de 1900 à 1930, l'Atlantique connaissait en moyenne six épisodes dépressionnaires importants, dont quatre ouragans et deux tempêtes tropicales. De 1930 à 1940, cette moyenne est passée à dix avant de culminer à 15 (huit ouragans et sept tempêtes) entre 1995 et 2005. Mais les causes de cette augmentation ne sont pas encore pleinement comprise. La hausse de l'activité pourrait refléter des variations naturelles dans l'océan Atlantique Nord, ou être plus directement liée au réchauffement de la planète.</P>
<P><FONT size=1><EM>On parle d'ouragan lorsqu'une dépression amène des vents de plus de 115 km/h, en deçà il s'agit d'une tempête tropicale, mais ils peuvent atteindre près de 350 km/h autour du centre dépressionnaire. Les cyclones se forment dans les zones tropicales et sous-tropicales partout autour du globe. Les termes typhon, ouragan et cyclone sont équivalents.</EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Sciences &amp; Avenir - Crédit : NASA</EM></FONT></P>]]></description>
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<title><![CDATA[La pêche au thon rouge bientôt interdite]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=96&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-27 11:48 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=96&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi87kg.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Biodiversité&nbsp;</font></b><br>Comme prévu la Commission européenne s'est prononcée en faveur du classement du thon rouge dans la liste des espèces menacées. Ce qui aboutirait à l'interdiction du commerce international de ce poisson dès 2011. 
<P></P>
<P>Ce lundi, la Commission européenne a proposé lundi que l'Union européenne soutienne l'interdiction courant 2011 du commerce international du thon rouge de l'Atlantique. Cette position doit maintenant être entérinée par les vingt-sept membres de l'Union qui devront présenter une proposition commune lors de la prochaine réunion de la CITES, à Doha.</P>
<P>La CITES, Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, contrôle et réglemente le commerce international des spécimens des espèces protégées. La prochaine réunion de la CITES aura lieu du 13 au 25 mars, les européens devraient donc y demander le classement du thon rouge dans l'annexe 1 des espèces protégées. Ce classement entrainera de facto l'interdiction du commerce international du thon.</P>
<P>Néanmoins les discussions au sein de cette instance promettent d'être houleuses car le Japon a d'ores et déjà annoncé son intention de tout faire pour éviter ce classement. Ce pays est en effet le premier importateur et consommateur de thon rouge au monde. Certains pays européens, dont la France, entendent également se battre pour faire autoriser une pêche traditionnelle dans les eaux européennes pour une consommation au sein de l'Union. </P>
<P>La surpêche menace à courte échéance les stocks de thons et pourrait aboutir à la disparition de l'espèce comme cela s'est produit dans l'ouest de l'Atlantique. L'interdiction de toute capture vise à rétablir les populations de thon également menacées par la pêche de poisson juvéniles qui sont ensuite engraissés en bassin d'élevage.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Sciences &amp; Avenir - Crédit : Tony Gentile / Reuters</EM></FONT></P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[L'étonnante diversité chimique d'une météorite]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-27 11:50 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edis89g.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Espace&nbsp;</font></b><br>Une analyse moléculaire très large d'une météorite tombée il y a 40 ans révèle la présence potentielle de milliers de composants organiques. Après l'arôme des vins et le pétillant des bulles de champagne, le chimiste Philippe Schmitt-Kopplin a appliqué sa méthode d'investigation à un tout autre domaine, celui des météorites. Avec ses collègues français et autrichiens, il a identifié un très large éventail de composés organiques présents dans une météorite célèbre, celle qui a été trouvée à Murchison, en Australie, en 1969. 
<P></P>
<P>Quelques milligrammes prélevés au cœur de cette chondrite carbonée ont été analysés avec le spectromètre de masse haute résolution du Centre Helmholtz de recherches sur l'environnement, à Munich (Allemagne). Plutôt que de cibler certains composants, Schmitt-Kopplin et ses collègues ont réalisé une analyse très large afin d'identifier le plus de composants possibles.</P>
<P>La météorite de Murchison, comme d'autres chondrite carbonée, a été très étudiée. Elle a l'avantage d'avoir été collectée suffisamment rapidement après sa chute, ce qui limite les risques de contamination sur Terre. De nombreux acides aminés ont déjà été découverts dans cette météorite. Mais le tableau se complexifie: l'équipe de Schmitt-Kopplin a identifié plus de 14.000 arrangements d'atomes différents dans leur petit échantillon. Ce qui signifie que des dizaines de milliers de composés organiques différents pourraient être présents dans la météorite.</P>
<P>Ces résultats, publiés dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, suggèrent que la diversité moléculaire de l'univers, notamment lors de la formation du système solaire, était beaucoup plus importante que sur Terre.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Sciences &amp; Avenir - Crédit : NASA</EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>La météorite Murchison.</EM></FONT></P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[Le biogaz issu des déchets, un carburant plus écologique que l'essence]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-27 11:53 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edioolk.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Environnement&nbsp;</font></b><br>Une nouvelle étude réalisée en Suède montre que c'est l'essence, car le biogaz généré à partir de déchets engendre 95% de gaz à effet de serre en moins, un pourcentage jusqu'ici évalué à 80%. Et pour renforcer les avantages du biogaz, signalons qu'en apportant quelques modifications aux sites de production, la réduction d'émission pourrait atteindre 120%, donnant ainsi au biogaz un impact carbone négatif. 
<P></P>
<P>Sur demande de l'agence suédoise de l'énergie, des chercheurs de l'université de Lund en Suède ont étudié une usine de biogaz en Scanie pour déterminer ses émissions. Les analyses conduites aideront les chercheurs à étudier de manière plus approfondie les autres installations de biogaz, et à les optimiser.</P>
<P>La Suède compte une vingtaine de sites de génération de biogaz, destiné au secteur de l'automobile. Selon les chercheurs, ce biogaz est d'une qualité équivalente à celui qui provient du traitement des boues d'épuration.</P>
<P>«Le site que nous avons étudié est bien représentatif d'une usine de génération de biogaz à partir de déchets et de fumier. Au cours de notre étude, nous avons calculé les émissions résultant de la totalité de la chaîne de production, en incluant les émissions directes et indirectes», explique Mikael Lantz, doctorant en systèmes énergétiques et environnementaux à l'université de Lund.</P>
<P>«Notre étude a eu la particularité d'intégrer des facteurs indirects jusqu'ici négligés, par exemple l'effet sur les sols du remplacement des engrais chimiques par des engrais organiques», ajoute-t-il. «En outre, le méthane filtrant qui s'échappe de l'usine est mesuré au lieu d'être calculé à partir de données standard, ce qui se fait souvent pour ce genre d'analyses.»</P>
<P>L'étude a calculé qu'un kWh de biogaz équivaut au rejet de 16 grammes de méthane, de gaz carbonique (CO2) et de protoxyde d'azote. Ces émissions sont inférieures d'environ 95% à l'essence, et aussi aux valeurs standard actuelles.</P>
<P>L'équipe pense que le biogaz pourrait être encore plus respectueux de l'environnement si l'on utilisait des copeaux de bois pour le chauffage des installations de production. En outre, cette méthode serait également plus économique pour les producteurs, sur le long terme.</P>
<P>«Une autre suggestion est de recouvrir les tas d'engrais organique pour réduire les pertes d'azote et la dissolution par la pluie», ajoute M. Lantz. «Le site étudié a déjà mis en place cette mesure. Et en appliquant d'autres recommandations, les émissions pourraient être inférieures de 120% à celles de l'essence, tout en n'augmentant les coûts de production que de quelques öre [moins d'un cent d'euro] par kWh de gaz pour véhicule.»</P>
<P>Les Européens sont plus sensibles que jamais aux problèmes environnementaux. Les experts pensent que le biogaz serait avantageux pour de très nombreux secteurs, et notamment celui de l'agriculture. Il apporterait aux agriculteurs des avantages en termes de fertilisation et d'économies. Nous savons maintenant que le biogaz génère moins de gaz à effet de serre et qu'il est moins coûteux. Les experts soulignent également qu'il émet moins d'odeurs et attire moins d'insectes nuisibles.</P>
<P>Et dans le cadre des efforts de l'UE visant à réduire d'au moins 20% ses émissions de CO2 au cours de la prochaine décennie, le biogaz semble être une alternative viable. Les experts soulignent qu'il peut servir à générer de la chaleur, de l'électricité et du carburant pour les transports. Il peut également être intégré au réseau de gaz européen.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Notre planète - Crédit : C. Magdelaine</EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>Unité de méthanisation qui permet la production de biogaz à la Varennes-Jarcy - France.</EM></FONT></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[SMOS prend la température de la Terre]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-27 12:01 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi0oe1.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Espace&nbsp;</font></b><br>Moins de 4 mois après son lancement, le minisatellite européen SMOS délivre ses premières cartes de température de la Terre. À partir de ces données, il est possible de déduire la salinité des océans, et le taux d'humidité des sols ; des mesures clés pour comprendre le cycle de l'eau sur notre planète. In fine, l'ensemble des données recueillies permettra d'améliorer les modèles climatiques et océanographiques. 
<P></P>
<P>SMOS n'est encore qu'en phase de test, mais la qualité des images délivrées s'annonce pleinement satisfaisante pour les ingénieurs qui ont conçu le satellite. "Nous avons également un excellent retour des scientifiques qui ont commencé à utiliser les données", souligne Susanne Mecklenburg, de l'ESA, qui prendra officiellement les rênes de cette mission à l'issue de la phase de test.</P>
<P>Lancé le 2 novembre 2009, SMOS devrait être pleinement opérationnel d'ici la fin du mois d'avril. Il entamera alors une mission d'observation de 3 ans.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Ciel &amp; Espace - Crédit : ESA</EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>Sur cette carte de température de la Scandinavie, les zones orangées (les plus chaudes) correspondent aux régions les plus sèches.</EM></FONT>&nbsp; </P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Rupture du glacier Mertz en Antarctique]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-27 12:02 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi09nc.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Environnement&nbsp;</font></b><br>Un iceberg géant de 2550 km2 s'est détaché de la langue de glace du glacier Mertz en Antarctique de l'Est. Ce vêlage a été détecté par une équipe franco-australienne à laquelle participent des chercheurs des laboratoires LEGOS(CNRS/ Université Paul Sabatier/CNES/IRD) et LOCEAN(CNRS/UPMC/IRD/MNHN) et de l'Université de Tasmanie (Australian Antarctic Division). Ce phénomène vient s'ajouter aux autres observations faites autour de l'Antarctique où de plus en plus de plateformes glaciaires se détachent du continent et s'entrechoquent, ce qui entraîne une production accrue d'icebergs et une augmentation de l'apport d'eau douce à l'Océan Austral. 
<P></P>
<P>Situé 240 km à l'est de la base scientifique française Dumont d'Urville, le glacier Mertz s'écoule dans l'océan avec un débit de 10 à 12 milliards de tonnes de glace par an. Sa langue de glace flottante s'étendait en mer sur 160 km depuis la ligne d'échouage, elle ne fait maintenant plus que 80 km. Le nouvel iceberg qui vient de se détacher a une longueur de 78 km et une largeur allant de 33 à 39 km, son épaisseur moyenne est d'environ 400 m. Ce vêlage est issu de la collision d'un iceberg encore plus grand, appelé B9B (de 95 km de long par 20 km de large), avec la langue de glace flottante fragilisée par des crevasses transverses majeures. B9B était échoué sur des hauts fonds depuis 18 ans. Les images satellite (ENVISAT) tendent à montrer que le vêlage s'est produit entre le 12 et le 13 février 2010. L'évolution du glacier Mertz est suivie depuis 15 ans par les scientifiques de l'équipe CRACICE qui étudient l'évolution des glaciers côtiers de l'Antarctique et les mécanismes de formation des icebergs. L'équipe suivait en particulier le développement des crevasses transverses qui s'étaient quasiment rejointes lorsque l'iceberg B9B est venu impacter le flanc Est de la langue de glace entraînant la séparation finale. Ces études font appel aux images satellite et à un réseau de balises GPS déployé sur le glacier à partir des moyens (navire Astrolabe et hélicoptères) mis en oeuvre par l'institut polaire français (IPEV).</P>
<P>La zone océanique côtière située immédiatement à l'ouest du glacier Mertz est d'un intérêt majeur. C'est là que prennent naissance en partie, les eaux de fond denses et froides de l'Antarctique qui alimentent la circulation océanique mondiale. C'est également un lieu de forte biodiversité riche en production primaire qui fait l'objet de campagnes océanographiques régulières à partir du navire l'Astrolabe dans le cadre du programme de recherche ALBION.</P>
<P>La position future des deux icebergs géants pourrait affecter la circulation océanique et l'équilibre des écosystèmes dans cette région. Ce vêlage d'une intensité exceptionnelle représente une opportunité unique de comprendre et d'évaluer le rôle de cette région sur la circulation océanique générale et donc son impact sur le climat.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : CNRS - Crédit : ESA / ASAR</EM></FONT><BR></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les fourmis se cachent pour mourir et protéger la colonie]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-27 12:04 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi5dau.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Faune & Flore&nbsp;</font></b><br>Chez plusieurs groupes d'animaux sociaux, les individus mourants partent parfois finir dans la solitude. Des chercheurs allemands ont découvert que chez les fourmis cet isolement social était une tentative volontaire pour éviter de transmettre leur infection au reste de la colonie. <BR>Chez certaines espèces, il a été observé que des individus s'isolaient pour mourir. C'est le cas notamment chez les fourmis, les éléphants, les chats, les chiens et même, parfois, les hommes. L'une des raisons de ce comportement pourrait être une forme d'altruisme. En effet, les sociétés animales créent les conditions parfaites pour les épidémies. Ce comportement altruiste réduit ce risque et pourrait donc avoir été favorisé par l'évolution. <BR>Le caractère occasionnel de ce phénomène le rend cependant difficile à étudier de manière quantitative. Les chercheurs allemands de l'Université de Regensburg ont donc transporté une fourmilière en laboratoire pour tester statistiquement ce comportement. <BR>Jurgen Heinze et Bartosz Walter ont tout d'abord exposé une colonie de fourmis Temnothorax unifasciatus à des spores d'un champignon parasite mortel (Metarhizium anisopliae). Ils ont alors observé que les fourmis les plus infectées, quelques heures ou jours avant leur mort, quittaient la colonie. Ce départ est volontaire, et non forcé par la colonie. Ces fourmis rompent alors toutes relations sociales avec leurs congénères et s'en vont mourir loin de la colonie, dans une zone peu exploitée. 
<P></P>
<P>Un départ vers la mort volontaire et indépendant </P>
<P>Pour s'assurer qu'il ne s'agit pas d'une altération du comportement dictée par le champignon parasite, comme c'est observé avec le genre Cordyceps, les scientifiques ont ensuite exposé les fourmis à une atmosphère constituée de 95% de CO2, ce qui réduit singulièrement leur espérance de vie. Une fois encore, ils ont observé le même comportement. <BR>Ces expériences corroborent donc les observations réalisées dans la nature. Cet isolement social, observé aussi chez d'autres insectes sociaux comme les Bourdons (Bombus sp.), est très vraisemblablement un moyen de réduire le risque d'infecter d'autres individus dans la colonie. <BR>Les chercheurs avancent donc dans la revue Current Biology que « l'isolement social pourrait être un comportement altruiste souvent sous-estimé qui sert la valeur sélective globale [NDLR : taux de reproduction de l'individu et de sa parenté] des individus mourants dans les sociétés animales ».</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Futura Science - Crédit : Richard Bartz CC by-sa </FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>En s'isolant de la colonie et en mourant en un lieu peu fréquenté par ses congénères, la fourmi augmente ses chances de ne pas contaminer la colonie et que celle-ci, en continuant à se développer, transmette ses gènes à travers sa parenté. <BR></FONT></EM></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'élément 112 officiellement baptisé copernicium]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-27 12:06 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi5717.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Fondamental&nbsp;</font></b><br>L'existence de l'élément 112 avait été officiellement admise par l'IUPAC (International Union of Pure and Applied Chemistry) l'année dernière. Il ne lui manquait plus qu'un nom. C'est fait. Le copernicium s'ajoute désormais au tableau de Mendeleïev <BR>Le 9 février 1996, un faisceau d'ions lourds accéléré au célèbre GSI Helmholtz Centre for Heavy Ion Research entrait en collision avec une cible fixe. Certains des noyaux de zinc du faisceau ont fusionné avec des noyaux de plomb de la cible pour donner un nouveau transuranien instable radioactif. <BR>Les détecteurs de radioactivité alpha (c'est-à-dire de noyaux d'hélium) émis par un noyau lourd, indiquèrent aux physiciens qu'un élément 277 fois plus lourd que l'hydrogène venait d'être produit pendant une fraction de seconde avant de se désintégrer en noyaux plus légers. L'analyse précise du processus démontra qu'il devait s'agir de l'élément 112. Restait à reproduire le phénomène plusieurs fois pour s'assurer de son existence, ce qui fait au cours des années suivantes. En 2009, a pu être annoncée officiellement la découverte de l'élément 112. <BR>Le 19 février 2010, l'IUPAC a révélé que son nom était fixé. Probablement inspirée par l'année 2009 de l'astronomie, l'élément 112 a été baptisé copernicium en l'honneur du grand astronome polonais Nicolaus Copernicus (1473-1543). Son symbole chimique est Cn. <BR>Il s'ajoute au bohrium (107), hassium (108), meitnerium ( 109), darmstadtium (110), et roentgenium (111), tous découverts au GSI. 
<P></P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Futura Science - Crédit : GSI Helmholtzzentrum für Schwerionenforschung GmbH </EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>Vue du synchrotron à ions lourds SIS du GSI.</EM></FONT> </P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[De l'aluminium pour une horloge ultraprécise]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-27 12:07 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edib14s.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Fondamental&nbsp;</font></b><br>Des chercheurs américains ont construit une horloge atomique d'une précision inégalée, fondée sur une fréquence appartenant au domaine optique. L'horloge à césium, qui matérialise actuellement la seconde et sert de référence mondiale, pourrait être supplantée bientôt. Des chercheurs du National Institute of Standards and Technology (NIST, l'Institut américain des étalons et de la technologie), à Boulder dans le Colorado, ont en effet construit une nouvelle horloge 100 fois plus précise : elle ne devrait pas varier de plus d'une seconde sur... 3,7 milliards d'années ! 
<P></P>
<P>Comme l'horloge à césium, cette nouvelle horloge est fondée sur les propriétés quantiques d'un atome, en l'occurrence un ion d'aluminium, piégé par des champs électriques. On envoie sur cet ion une onde lumineuse cohérente afin de l'exciter, c'est-à-dire de le faire passer de son état d'énergie fondamental vers un état d'énergie supérieur. Pour cela, on règle la fréquence de l'onde jusqu'à ce qu'elle corresponde à la différence d'énergie entre les deux niveaux. L'onde stabilisée sur cette fréquence de transition peut alors constituer une référence pour matérialiser une seconde de façon très stable sur la durée, car elle oscille à une fréquence fixe connue.</P>
<P>Toutefois, alors que dans l'horloge à césium, la fréquence est de l'ordre de 9 x 109 hertz, c'est-à-dire dans le domaine des micro-ondes, dans l'horloge à ion aluminium, elle est de l'ordre de 1015 hertz, c'est-à-dire dans le domaine optique. Ce changement d'échelle de fréquence permet à lui seul une amélioration de la stabilité de l'horloge. De fait, plusieurs horloges optiques ont déjà montré une précision supérieure à celle de l'horloge à césium. La nouvelle horloge à ion d'aluminium les dépasse cependant toutes, car la transition entre niveaux d'énergies sur laquelle elle est fondée est particulièrement peu sensible aux perturbations électromagnétiques extérieures.</P>
<P>Les chercheurs du NIST avaient déjà construit une première horloge optique à ion d'aluminium en 2008. L'élaboration d'une deuxième horloge fondée sur le même principe leur a permis non seulement d'apporter des améliorations à leur montage, notamment pour la détection de l'état d'énergie de l'ion d'aluminium, mais aussi de comparer la stabilité relative des deux horloges, une étape indispensable si l'on veut un jour les utiliser comme étalon de temps. En effet, la stabilité d'une horloge ne peut être évaluée avec précision que par comparaison avec une autre horloge d'exactitude au moins similaire.</P>
<P>Outre leurs applications en métrologie, des horloges d'une telle précision pourraient être utilisées pour répondre à une question fondamentale de la physique : les constantes de la nature sont-elles immuables ou dérivent-elles avec le temps ? La constante dite de structure fine, notamment, représente l'intensité de l'interaction des électrons et des photons ; sa variation entraînerait une dérive des niveaux d'énergie qui serait propre à chaque élément chimique. Ainsi, si deux horloges optiques sont fondées sur les transitions de deux éléments chimiques différents, la variation de la constante de structure fine modifiera différemment la fréquence de transition de chacune des horloges. Le rapport entre ces fréquences variera donc lentement au cours de l'expérience.</P>
<P>En 2008, un premier dispositif a ainsi permis d'évaluer la dérive relative de la première horloge à ion d'aluminium et d'une horloge à ion de mercure presque aussi précise que celle-ci. Ces résultats préliminaires suggèrent que la constante de structure fine ne varie pas. Il s'agit à présent de reproduire l'expérience avec des horloges plus précises.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Pour la Science - Crédit : Lena Grottling/Shutterstock <BR></EM></FONT></P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[La serpentine, un indicateur du risque de séismes]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-27 12:09 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi210r.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Terre&nbsp;</font></b><br>La serpentine, roche peu visqueuse qui se forme dans le manteau terrestre, atténue les risques de séisme. On sait désormais la repérer. Le séisme d'Haïti l'a dramatiquement rappelé en janvier, le risque sismique est difficile à prévoir. Les géophysiciens essaient de l'estimer, et peu à peu des progrès se font jour. Lucile Bezacier et Bruno Reynard, du Laboratoire des sciences de la Terre à l'École normale supérieure de Lyon, ont mis en évidence une nouvelle méthode d'évaluation de ce risque fondée sur une roche particulière, la serpentine : là où elle est présente, dans les zones sensibles, la probabilité de tremblements de terre est moindre qu'ailleurs. 
<P></P>
<P>La serpentine se forme quand, dans les zones de subduction, des roches de la croûte océanique riches en eau s'enfoncent dans le manteau. Là, entre 20 et 150 kilomètres de profondeur, la serpentine se forme par réaction des roches du manteau, les péridotites, avec l'eau libérée par celles de la croûte océanique. Les mouvements des plaques font ensuite remonter la serpentine vers la surface, où elle affleure en certaines régions du monde, par exemple au Mexique.</P>
<P>La serpentine a une faible viscosité ; elle est plutôt « molle ». Aussi, située entre deux plaques en mouvement l'une par rapport à l'autre, elle se déforme facilement et atténue les contraintes, diminuant le risque de séisme et, quand ils se produisent, leur magnitude. En conséquence, une carte des zones riches ou pauvres en serpentine attirerait l'attention sur celles qui sont dangereuses.</P>
<P>Mais comment détecter la serpentine ? Par ses propriétés sismiques. En effet, cette roche est une sorte d'argile constituée de différents feuillets. Les ondes sismiques se propagent donc différemment selon qu'elles traversent la serpentine dans le sens des feuillets ou dans le sens perpendiculaire. C'est ce qu'a montré L. Bezacier en mesurant la propagation des ondes sismiques dans un cristal de serpentine (de 100 micromètres de longueur et 30 d'épaisseur). À l'aide de modèles qui permettent de passer du cristal à la roche macroscopique, les géophysiciens ont ainsi mis en évidence les propriétés sismiques des zones contenant, ou non, de la serpentine.</P>
<P>Les réseaux de sismographes étant aujourd'hui bien développés, du moins dans certaines régions comme le Japon, on a pu observer une diminution de la sismicité dans les zones où la serpentine est détectée. À l'inverse, le tremblement de terre d'Aceh, à Sumatra, le 26 décembre 2004, a eu lieu dans une région pauvre en serpentine : l'événement a atteint une magnitude de 9,2, ce qui en a fait l'un des séismes les plus violents jamais enregistrés, et a fait plus de 200 000 morts.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Pour la Science - Crédit : Laboratoire de Sciences de la Terre (INSU-CNRS/ENS)<BR></EM></FONT></P>]]></description>
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<title><![CDATA[Manchot du Cap : une protection concluante]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=96&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-27 12:10 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=96&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/ediy21v.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Biodiversité&nbsp;</font></b><br>La fermeture à la pêche d'une zone marine proche d'une colonie de manchots a des bienfaits immédiats sur celle-ci. L'unique manchot africain, le manchot du Cap (Spheniscus demersus), est en danger d'extinction. La population de cette espèce endémique à l'Afrique australe a diminué de 90 pour cent au XXe siècle ; elle s'est réduite de 60 pour cent entre 2001 et 2009 à la suite d'un déplacement des bancs de sardines et d'anchois, dont se nourrissent les manchots, et aussi à cause de la compétition avec les pêcheurs pour ces ressources. Une expérience unique en son genre, réalisée sur deux colonies de manchots du Cap par Lorien Pichegru, maintenant à l'Université du Cap en Afrique du Sud, David Grémillet, du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive (unité mixte du CNRS), à Montpellier, et deux chercheurs sud-africains montre que la fermeture à la pêche de petites zones marines est un moyen efficace pour renforcer l'espèce. 
<P></P>
<P>En janvier 2009, en concertation avec ces chercheurs, l'organisme sud-africain responsable de la gestion des pêcheries a fermé à la pêche une zone de 20 kilomètres de rayon autour de la plus grande colonie de manchots du Cap, installée sur l'île de Saint Croix, tout en laissant une zone témoin autour d'une autre colonie, installée sur Bird Island à 50 kilomètres de là.</P>
<P>Grâce à de petits capteurs et enregistreurs GPS attachés aux oiseaux, D. Grémillet et ses collègues ont étudié le comportement de recherche alimentaire de 91 manchots des deux colonies, avant et après la fermeture à la pêche de la zone de l'île de Saint Croix. Les résultats sont édifiants.</P>
<P>Avant la fermeture à la pêche, les manchots de l'île de Saint Croix effectuaient 75 pour cent de leurs plongées à plus de 20 kilomètres de l'île ; ils nageaient jusqu'à 150 kilomètres en deux jours pour trouver leur nourriture. Trois mois seulement après la fermeture à la pêche, 70 pour cent des plongées étaient effectuées à moins de 20 kilomètres, c'est-à-dire à l'intérieur de l'aire marine protégée. Le temps dévolu à la quête de nourriture a diminué de près de 30 pour cent, et la dépense énergétique journalière d'environ 40 pour cent. Dans la zone témoin, en revanche, l'aire de recherche de nourriture est restée similaire, et les manchots ont même accru leurs efforts alimentaires en 2009.</P>
<P>Cette expérience prouve que la protection d'une aire marine relativement petite peut avoir des bienfaits immédiats sur des prédateurs marins supérieurs en danger d'extinction, et elle confirme l'impact négatif de la pêche industrielle sur leurs populations. Elle montre, d'après ses auteurs, qu'une définition appropriée des aires protégées peut aider à restaurer des écosystèmes marins tout en minimisant les conflits avec les pêcheurs.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Pour la Science </EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>Le manchot du Cap (Spheniscus demersus), espèce menacée par les changements environnementaux et la surpêche. En 2008, il en restait moins de 26 000 couples.</EM></FONT></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Des abeilles physionomistes]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-27 12:12 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edimwk1.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Faune & Flore&nbsp;</font></b><br>Des abeilles domestiques conditionnées à des tâches simples sont capables de reconnaître l'image d'un visage humain parmi d'autres dessins. On a récemment parlé d'abeilles en liaison avec le « syndrome d'effondrement des colonies », phénomène qui touche plus particulièrement les abeilles domestiques et qui conduit parfois à la disparition massive et brutale d'une colonie toute entière. Les nouvelles fraîchement parues sur ces insectes sociaux sont un peu plus réjouissantes puisqu'elles concernent leurs facultés de perception de l'environnement et soulignent au passage leurs aptitudes cognitives exceptionnelles. Martin Giurfa et ses collègues, du Centre de recherche sur la cognition animale de l'Université de Toulouse, viennent en effet de démontrer que l'on peut apprendre à des abeilles domestiques à reconnaître un visage humain, et plus étonnamment des traits de visages spécifiques. 
<P></P>
<P>Des expériences préliminaires ont été réalisées en 2005 par Adrian Dyer, de l'Université Monash en Australie. Ce dernier a réussi à ce que les abeilles associent la photographie d'un visage humain à une récompense, en les appâtant avec une goutte d'eau sucrée. Il en a déduit que les abeilles devaient y voir une bien étrange fleur, mais n'a pas poussé l'expérience plus loin. Ces insectes sont-ils capables de discriminer deux photographies qui ne se ressemblent pas du tout ? C'est la question qu'ont soulevée les chercheurs français dans une récente étude.</P>
<P>Dans un premier temps, ils ont présenté aux abeilles deux sortes d'images : une émoticône (un smiley) et un ensemble désordonné de traits. Et le conditionnement a commencé : chaque fois qu'une abeille s'approchait de l'émoticône, elle était invitée à goûter un peu de sucre. L'expérience ayant été répétée plusieurs fois, les chercheurs ont ensuite laissé les abeilles évoluer librement autour des deux images. Les abeilles se dirigeaient plus spontanément vers l'image aux traits bien agencés. Ce résultat signifie que ces insectes sont capables de distinguer des modifications fines dans leur champ visuel. Mais sont-elles capables de catégoriser des images qu'elles n'ont jamais vues auparavant ?</P>
<P>Dans un second temps, les chercheurs ont mis les abeilles en présence de paires d'images différentes, une photographie d'un visage et un dessin quelconque. Elles étaient récompensées par du sucre si elles choisissaient la bonne image. Après plusieurs essais réussis, les abeilles ont été placées devant une paire d'images jamais vues auparavant. De façon remarquable, elles se sont dirigées vers la bonne, c'est-à-dire la photographie de visage.</P>
<P>Au-delà de l'étonnement que suscite ce résultat, on peut se demander comment un si petit insecte, avec un cerveau de la taille d'une tête d'épingle, a de telles capacités cognitives, quand on sait que plusieurs zones cérébrales sont sollicitées chez l'homme pour la reconnaissance faciale.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Pour la Science - Crédit : David Parker </EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>Les abeilles sont douées de capacités cognitives exceptionnelles puisqu'elles parviennent à distinguer la photographie d'un visage humain d'un dessin aux traits quelconques.</EM></FONT></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Crime et Châtiment... chez les figues]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-27 12:14 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edif80q.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Faune & Flore&nbsp;</font></b><br>Certains figuiers punissent les guêpes qui ont déposé des œufs dans les futurs fruits sans les avoir pollinisées : ils coupent la figue avant maturité ! Tout semble aller pour le mieux dans le monde des figuiers et des guêpes, deux espèces qui vivent sous le régime du mutualisme : l'insecte pollinise la plante tandis que les fruits de celle-ci protègent le développement des œufs de l'hyménoptère. Cependant, ces relations constituent un fragile équilibre, où l'un des partenaires pourrait profiter de la situation en ne remplissant pas son rôle. Charlotte Jandér et Allen Herre, de l'Institut Smithonian pour la recherche tropicale, au Panama, se sont intéressé à ce mutualisme et ont montré comment certains figuiers punissent les guêpes qui trichent. 
<P></P>
<P>Les chercheurs ont étudié six tandems plantes-insectes qui se distinguent par l'énergie déployée par la guêpe pour recueillir le pollen. Certaines espèces de guêpes sont plutôt passives et se contentent de récupérer dans les fleurs mâles le pollen qui se colle à leurs pattes (avant de le déposer dans des fleurs femelles où le pollen féconde les ovules), tandis que&nbsp; d'autres sont actives et collectent les gamètes mâles (le pollen) dans des réceptacles prévus à cet effet. Ce dernier mode serait apparu plus tardivement au regard de l'évolution.</P>
<P>Les figuiers du premier type (à pollinisation passive) produisent de nombreuses fleurs mâles, grandes, et libérant un pollen abondant. Ainsi, ces arbres dépensent beaucoup de ressources pour leur reproduction. À l'inverse, les figuiers du second type produisent peu de fleurs mâles, celles-ci étant en outre petites. L'investissement est moindre, mais la dépendance vis-à-vis des guêpes est accrue, pour assurer le développement d'un maximum de figues.</P>
<P>Plusieurs observations ont révélé que, dans le second cas, les insectes qui n'ont déposé aucun pollen dans les figues – économisant ainsi leur énergie – sont sanctionnés : les fruits se détachent avant maturité et précipitent les œufs des guêpes au sol avec eux, les condamnant. Cette stratégie, vraisemblablement fondée sur des signaux hormonaux différents selon qu'il y a eu pollinisation ou non, a probablement été sélectionnée au cours des millions d'années pour assurer la fidélité des deux partenaires. Ces résultats montrent qu'une relation stable et durable est possible, mais qu'elle n'est pas nécessairement bâtie sur la confiance. Le Roman d'un tricheur n'a pas lieu d'être pour les guêpes.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Pour la Science - Crédit : STRI, Marcos Guerra </EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>Des guêpes femelles déposent leurs œufs dans les inflorescences des figuiers. Gare à celles qui ne payent pas le prix de l'hébergement, la pollinisation...<BR></EM></FONT></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'orientation des papillons migrateurs ]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-17 08:43 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edik11a.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Faune & Flore&nbsp;</font></b><br>Les papillons qui migrent du nord de l'Europe vers le bassin méditerranéen à l'automne et dans le sens inverse au printemps- ne se laissent pas balader par les vents dominants. Selon une étude originale sur la migration des lépidoptères, ces insectes savent très bien profiter des vents les plus rapides pour voyager, tout en corrigeant leur destination si le vent ne souffle pas dans la bonne direction. 
<P></P>
<P>L'équipe de Jason Chapman (Rothamsted Research, BBSRC, G-B) a déployé des radars pour détecter le passage des papillons migrateurs à plusieurs centaines de mètres d'altitude. Ces chercheurs britanniques ont concentré leur étude sur trois espèces nocturnes et une espèce diurne. L'un de ces papillons nocturnes voyage à plus de 400 mètres d'altitude. Les insectes migrateurs se déplacent en moyenne à 54 km/h mais peuvent faire des pointes à 90 km/h lorsque les vents sont très rapides.</P>
<P>De fait ces papillons voyagent beaucoup plus vite que ne leur permet leur constitution. Un gain de temps indispensable au regard de leur courte durée de vie. Pour accélérer, les migrateurs se servent des vents d'altitudes. En quelques nuits ils ont atteint leur destination. Au printemps, les vents dominants soufflent vers le nord, soulignent les chercheurs, ce qui facilite le trajet des papillons. En revanche à l'automne ils sont orientés vers l'est. Les insectes corrigent leur trajectoire, ont observé les chercheurs, ce qui implique qu'ils connaissent leur destination et qu'ils ont les moyens de s'orienter.</P>
<P>Un modèle utilisé en météorologie pour la dispersion de particules dans l'atmosphère a permis de confirmer que la route des papillons migrateurs n'est pas la simple direction du vent. D'après ces modélisations comparant le déplacement d'une particule inerte et celui d'un papillon, le migrateur parcours 40% de kilomètres en plus, grâce à la correction de sa trajectoire.</P>
<P>Ces résultats, publiés par la revue Science du 05 février, suggèrent que les papillons possèdent une 'boussole' interne. Une autre étude, publiée fin janvier par la revue Nature (AOP), pourrait apporter un début d'explication. </P>
<P>L'équipe de Steven Reppert (University of Massachusetts, E-U) a étudié la fonction d'une protéine photoréceptrice présente chez des insectes et chez les vertébrés, notamment dans l'œil des oiseaux migrateurs: le cryptochrome. Chez les monarques, des papillons qui voyagent près de 4.000 km entre l'Amérique du Nord et le Mexique, le cryptochrome permet de détecter le champ magnétique terrestre lorsqu'il est activé par une lumière bleue. Très étudié chez les oiseaux migrateurs, le cryptochrome pourrait également jouer un rôle crucial dans l'orientation des insectes migrateurs.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Sciences et Avenir - Crédit : Ian Woiwod<BR>&nbsp;<BR>La noctuelle Autographa gamma, l'une des espèces étudiées par Chapman, voyage à 425 mètres de hauteur.</EM></FONT> </P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La couleur des dinosaures à plumes]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-17 08:48 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi1eta.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Terre&nbsp;</font></b><br>La découverte d'organites contenant des pigments dans les restes fossilisés de dinosaures du Crétacé suggère que ces bêtes étaient bien à plumes et donne une indication sur leurs teintes. Dans la revue Nature, parait cette semaine une étude portant sur les plumes et les soies (ancêtres des plumes) des dinosaures et de certains oiseaux primitifs. Les auteurs, des chercheurs de l'Université de Bristol et de Beijing, en Chine, ont étudié des fossiles de la faune de Jehol (région de Liaoning, au nord-est de la Chine), datant de plus de 100 millions d'années. "Notre recherche jette une lumière extraordinaire sur l'origine des plumes. En particulier, elle contribue à apaiser un débat de longue date au sujet de leur fonction première (vol, isolation ou caractère sexuel). Nous pensons que les plumes sont d'abord apparues pour afficher des couleurs puis ont évolué pour servir au vol et au maintien de l'équilibre thermique," explique Mike Burton, paléontologue à l'université de Bristol. 
<P></P>
<P>Cette affirmation est consécutive à la découverte de mélanosomes, des petits organites insérés dans la structure des plumes et des poils des oiseaux et des mammifères modernes et qui sont responsables de leur coloration, sur les fossiles de dinosaures étudiés. Ces travaux vont dans le sens de l'hypothèse selon laquelle les oiseaux ont évolué à travers une longue lignée de dinosaures théropodes (mangeuse de chair) . Cela démontre également que l'assemblage unique de caractères qui font un oiseau moderne - des plumes, des ailes, un squelette léger et un système visuel très développé -, a évolué, étape par étape, pendant près de cinquante millions d'années.</P>
<P>"Les plumes sont la clé de la réussite des oiseaux et nous pouvons maintenant disséquer leur évolution dans le détail et voir comment chaque type de plume a été acquis au cours du temps. Nous sommes également capables de spéculer sur leurs couleurs. La queue colorée de Sinosauropteryx, par exemple, était probablement brun-rouge, tandis que certains oiseaux précoces ont pu être noir et roux.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Sciences et Avenir - Crédit : Chuang Zhao et Lida Xing</EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>Reconstitution de Sinosauropteryx.</EM></FONT></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La plus puissante éruption solaire depuis 2004]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-17 08:49 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edifxkw.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Espace&nbsp;</font></b><br>Une éruption solaire de classe M8.3, la plus puissante depuis 2004, s'est produite vendredi 12 février, à 11h26 GMT, a annoncé l'Institut de physique Lebedev (FIAN) de Moscou sur le site internet de l'observatoire solaire russe TESIS. 
<P></P>
<P>"L'éruption n'a duré que 14 minutes, de 14h22 à 14h36 heure de Moscou (11h22 à 11h36 GMT). Elle a eu un précurseur: une éruption plus faible, de classe C7.9 sur l'échelle GOES, soit 10% seulement de l'intensité de niveau M8.3, s'est produite vers 10h20 (07h20 GMT) dans le même secteur", est-il indiqué dans un communiqué du Laboratoire d'astronomie des rayons X du Soleil de l'Institut FIAN.</P>
<P>Les éruptions solaires sont rangées dans 5 classes - A, B, C, M, et X - en fonction de la puissance du rayonnement X. Chaque classe correspond à une éruption d'une intensité dix fois plus importante que la précédente. La classe minimale, notée A0.0, correspond à une puissance de rayonnement sur l'orbite de la Terre de 10 nanowatts par mètre carré. Au sein d'une même classe, les éruptions solaires sont classées de 1 à 10 selon une échelle linéaire (ainsi, une éruption solaire de classe X2 est deux fois plus puissante qu'une éruption de classe X1). Des éruptions accompagnées d'un flux de rayonnement de plus d'un million de nanowatts, classées X17, ont été enregistrées fin octobre 2004, lors du maximum solaire précédent.</P>
<P>Si l'éruption solaire avait été 20% plus intense, elle aurait atteint le niveau X, le plus élevé, précisent les chercheurs russes, qui utilisent les données recueillies par les satellites occidentaux GOES et SOHO pour analyser l'activité du Soleil. L'observatoire solaire russe TESIS, installé à bord de la sonde Koronas-Photos, est en panne depuis décembre 2009.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Notre Planète - Crédit : SOHO / NASA / ESA</EM></FONT></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Des gouttes guidées par la lumière]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-17 08:50 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi337h.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Fondamental&nbsp;</font></b><br>Manipuler de petites quantités de liquide n'est plus conditionné à l'utilisation d'éléments mécaniques miniaturisés. Une méthode pour manipuler des gouttes à l'aide de la lumière vient en effet d'être mise au point grâce à une collaboration entre chercheurs du département de chimie&nbsp; de l'Ecole Normale Supérieure de Paris (ENS/CNRS/Université Pierre et Marie Curie), de l'Institut de Physique de Rennes (CNRS / Université de Rennes 1)&nbsp; et de l'Université de Kyoto. Cette nouvelle méthode permet de manipuler des gouttes à grande vitesse le long de trajectoires complexes et variées. Ce travail est décrit dans la revue Angewandte Chemie de novembre 2009. 
<P></P>
<P>La lumière a déjà été utilisée pour déplacer des gouttes sur des surfaces solides photosensibles ou grâce à sa capacité à transférer de la chaleur au liquide sur lequel elle est focalisée. Ces approches ne permettent néanmoins que des déplacements simples et à faible vitesse (1 à 10 µm.s-1). C'est en exploitant la possibilité de modifier localement la tension de surface d'une interface eau/huile&nbsp; sous excitation lumineuse, que les chercheurs ont mis au point une nouvelle technique pour déplacer le long de trajectoires variées des gouttes d'huile flottant sur l'eau avec une vitesse d'environ 300 µm.s-1, le long de trajectoires variées.</P>
<P>Les molécules dites tensioactives ont la capacité de modifier la tension superficielle de la surface d'une solution. Certaines d'entres elles peuvent voir leur polarité modifiée en fonction de la longueur d'onde de l'éclairement. Pour les molécules utilisées dans cette étude, la polarité augmente sous éclairement UV et diminue sous éclairement bleu. A ces variations de polarité induites par la lumière correspondent des modifications de la tension de surface du liquide dans lequel est dissout le tensioactif photosensible. En introduisant ce type de molécules dans un bain d'eau sur lequel flotte une goutte d'huile, il est alors possible de créer une variation locale de la tension interfaciale eau/huile&nbsp; en illuminant partiellement la goutte avec de la lumière UV et/ou bleue.</P>
<P>La création d'une variation locale de la tension interfaciale induit alors un déplacement du liquide tangentiellement à l'interface. Ainsi, lorsque la goutte est placée sous irradiation partielle, ce mouvement interfacial du liquide induit un déplacement de la goutte&nbsp; : celle-ci fuit la lumière UV et est attirée par la lumière bleue. Ce phénomène capillaire qui dépend de la longueur d'onde d'illumination a été baptisé 'effet chromocapillaire'.</P>
<P>La goutte est donc animée d'un mouvement piloté par la longueur d'onde de l'illumination : il devient possible de la manipuler avec un motif lumineux composé de deux longueurs d'onde (UV et bleu). A la manière d'une pince optique macroscopique, la goutte est piégée au centre d'un disque de lumière bleue (attraction) entouré d'un anneau de lumière UV (répulsion). La goutte peut ainsi être déplacée à volonté à une vitesse de l'ordre de 300 µm.s-1, ce qui est environ 30 fois plus rapide que les mouvements observés traditionnellement sur des surfaces solides photosensibles. L'illustration montre une superposition d'images extraites d'un film dans lequel une goutte d'huile (visible en jaune) est dirigée par le piège optique (halo bleu) le long d'une trajectoire en forme de cœur. </P>
<P>Cette nouvelle méthode de conversion directe de l'énergie lumineuse en énergie mécanique ouvre de nouvelles perspectives pour les systèmes photostimulables, le déplacement de liquide en milieu confiné (microfluidique) et la manipulation sans contact d'échantillons fragiles ou dangereux. </P>
<P><FONT size=1><EM>Source : CNRS</EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>Déplacement par la lumière d'une goutte le long d'une trajectoire en forme de coeur.</EM></FONT></P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[Collision de deux quasars]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-17 08:52 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/ediap7f.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Espace&nbsp;</font></b><br>On connaissait déjà des associations de deux et même trois quasars mais c'est la première fois que l'on peut voir clairement dans le domaine optique deux galaxies en train d'entrer en collision et possédant chacune un quasar. De quoi conforter les scénarios de croissance des trous noirs supermassifs par fusion lors de telles collisions, ainsi que ceux expliquant l'allumage des quasars. <BR>Les quasars ont été découverts au début des années 1960 et ils ont très vite aidé à relancer les travaux en astrophysique relativiste et contribué à asseoir la théorie du Big Bang. Possédant un décalage spectral vers le rouge les situant à plusieurs milliards d'années-lumière mais ressemblant à des étoiles lorsqu'ils sont observés au télescope, ces astres devaient soit posséder une luminosité intrinsèque fantastique, soit posséder un champ de gravitation suffisamment intense pour produire un fort décalage spectral. <BR>Dans tous les cas de figures, ces objets se présentaient comme des monstres que seuls des modèles relativistes devaient pouvoir peut-être expliquer. C'est ainsi qu'on commença à construire des modèles d'étoiles supermassives relativistes. Après la révolution de la découverte du rayonnement fossile, d'autres spéculations furent étudiées, comme celle de zones particulières de l'espace-temps qui seraient restées anormalement longtemps dans l'état hautement concentré et énergétique du Big Bang pour n'entrer en expansion que des milliards d'années après les autres. La notion de trous blancs fut aussi évoquée, c'est-à-dire de point de jonctions entre notre Univers et un autre par un trou de ver. Un quasar ne serait alors que le point de sortie de la matière tombant dans un trou noir dans cet autre Univers. 
<P></P>
<P>Nous somme aujourd'hui bien éloignés de ces spéculations. Il semble clair qu'au moins l'immense majorité des quasars observés soient des trous noirs de Kerr en rotation de plusieurs millions à plusieurs milliards de masses solaires, accrétant de la matière. <BR>Ces trous noirs sont toujours là aujourd'hui mais la réduction du taux de collisions entre les galaxies depuis quelques milliards d'années fait que ces derniers sont moins copieusement et moins fréquemment alimentés en gaz. C'est du moins ce que dit la théorie expliquant pourquoi les quasars étaient plus abondant dans l'Univers il y a plus de 6 milliards d'années environ. </P>
<P>A l'appui de cette théorie, on peut maintenant citer les observations du quasar binaire SDSS J1254+0846. Celui-ci fait partie des quelque 120.000 quasars présents dans le catalogue du Sloan Digital Sky Survey (SDSS). Il se présente nettement sous forme de deux zones particulièrement lumineuses en rayons X sous le regard de Chandra. Tout récemment John Mulchaey et ses collègues ont utilisé le télescope Baade-Magellan de 6,5 m de l'observatoire Las Campanas pour mettre clairement en évidence que les deux quasars vus par Chandra sont bien deux noyaux actifs de galaxies spirales en train de fusionner, accompagnés de filament d'étoiles arrachés par les forces de marée. </P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Futura Science - Crédit : X-ray (NASA/CXC/SAO/P. Green et al.), Optical (Carnegie Obs./Magellan/W.Baade Telescope/J.S.Mulchaey et al.)</EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>En bleu et blanc les images de Chandra montrent deux noyaux actifs de galaxie, des quasars. Les images dans le visible prises par Magellan montrent clairement des galaxies avec des trainées de marée.</EM></FONT> </P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[Un poisson minuscule découvert au Laos]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=96&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-17 08:53 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=96&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi97e7.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Biodiversité&nbsp;</font></b><br>C'est le plus petit des cobitidés. Il vient d'être découvert au Laos par l'American Museum of Natural History. Seuls trois individus de cette nouvelle espèce ont été collectés en un lieu aujourd'hui englouti sous le lac de retenue d'un barrage. Ce poisson de 23 mm maximum découvert au Laos a été nommé Pangio longimanus par Ralf Britz de l'American Museum of Natural History et Maurice Kottelat de l'Université Nationale de Singapour. Longimanus signifie en latin longue main, en référence aux longues nageoires pectorales (nageoires paires en arrière des opercules branchiaux) des mâles qui, étendues, atteignent 16% de la longueur du corps, contre 10% chez les autres espèces du genre Pangio. <BR>Bien que minuscule, ce poisson ne peut prétendre au titre de plus petit poisson du monde car il reste plus de deux fois plus long que le recordfish actuel, Paedocypris progenetica et ses 7,9 mm ! <BR>Comme une aiguille dans une retenue de barrage <BR>Collecté en 1997, Pangio longimanus n'a été décrit qu'en 2010. Son statut de conservation est inconnu du fait des connaissances quasi inexistantes sur la biologie de cette espèce prélevée en trois exemplaires en un lieu désormais inondé par un barrage. <BR>Le genre Pangio appartient à la famille des cobitidés. Les poissons de ce genre vivent en eau douce, dans la litière et la vase des cours d'eau. Ces poissons asiatiques sont très populaires en aquariophilie. Chaque année, 300 à 400 nouvelles espèces de poissons sont découvertes et rejoignent les quelque 30.000 espèces déjà décrites. <BR>La description de Pangio longimanus est parue dans la revue Ichthyological Exploration of Freshwaters de février 2010. 
<P></P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Futura Science - Crédit : Ralf Britz et Maurice Kottelat, American Museum of Natural History</EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>Ce Pangio longimanus mâle découvert au Laos vient d'être décrit. Cette nouvelle espèce de poisson d'eau douce est la plus petite (23 mm) des cobitidés.</EM></FONT>&nbsp;&nbsp; </P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[Les animaux s'adaptent au changement climatique en modifiant leur taille]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=96&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-17 08:56 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=96&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi916d.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Biodiversité&nbsp;</font></b><br>Oiseaux, renards et petits mammifères adaptent leur régime alimentaire au changement climatique. En conséquence, des chercheurs israéliens ont montré que la taille des animaux varie là où les changements sont les plus extrêmes. Certains animaux sont au régime, d'autres engraissent... C'est aux hautes latitudes que le réchauffement est le plus rapide et là, les animaux voient leur taille changer, à l'exemple du renard polaire (Vulpes lagopus) d'Islande. Ce mammifère rapetisse en même temps que se modifient les courants océaniques, probablement à cause du changement climatique, ce qui affecte ses ressources alimentaires. <BR>Selon Yoram Yom-Tov du département de zoologie de l'Université de Tel Aviv, cette variation morphologique s'accélère. Globalement, les oiseaux ont tendance à devenir plus petits, tandis que la taille des mammifères s'accroît, le renard islandais étant donc une exception, mais explicable. <BR>Ce sont les conclusions qui ressortent de l'analyse statistique de décennies de mesure de crânes et d'ossements des animaux des hautes latitudes, où les changements climatiques sont les plus extrêmes. <BR>Une taille qui se réduit à mesure que le mercure grimpe <BR>« Ce changement peut être vu comme un indicateur précoce du changement climatique, affirme Yoram Yom-Tov. Il y a une augmentation régulière de la température aux hautes latitudes et, que ce soit d'origine humaine ou naturelle, cela a un impact sur les animaux qui vivent dans ces zones. » <BR>L'ensemble du monde animal est concerné. Pour Yoram Yom-Tov, ces changements radicaux pourraient être une réponse adaptative au réchauffement du climat. Par exemple, la réduction de la taille corporelle augmente proportionnellement la surface de dissipation thermique de l'organisme. Ainsi, celui-ci résiste mieux aux températures plus chaudes. <BR>« S'ils [NDLR : les animaux] ne s'adaptent pas, leurs effectifs pourraient décliner, explique-t-il. S'ils s'adaptent, leurs effectifs restent stables ou même augmentent. » D'autres fois, comme dans le cas du renard polaire en Islande, les transformations du milieu affectent les régimes alimentaires et donc la quantité d'énergie disponible. Le développement des animaux s'en trouve donc modifié. <BR>Les scientifiques ne cessent de démontrer de nouveaux signes des conséquences du changement climatique dans l'ensemble du monde animal. Selon Yoram Yom-Tov, il n'y a plus de doute. « Le changement climatique affecte les schémas de migrations, le comportement et la croissance des oiseaux, mammifères, insectes, fleurs – quoique se soit. Le phénomène du réchauffement climatique est un fait. » 
<P></P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Futura Science - Crédit : Tel Aviv University's American Friends</EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>La taille du renard polaire, au contraire de la plupart des mammifères, a diminué au cours des dernières décennies. Les variations climatiques, qui ont modifié ses ressources alimentaires, en sont la cause.</EM></FONT>&nbsp;&nbsp;&nbsp; </P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Des océans plus acides et plus bruyants]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-17 08:58 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edihfgo.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Environnement&nbsp;</font></b><br>L'acidification des océans influerait sur la propagation des sons dans l'eau, et donc sur le comportement des mammifères marins. Avec l'augmentation de la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, de plus en plus d'acide carbonique se forme dans l'eau de mer. De ce fait, l'acidité de l'eau de mer a augmenté de 30 pour cent depuis le début de l'ère industrielle. Cette acidification est néfaste pour de nombreuses espèces animales et végétales. Mais un océan plus acide est aussi un milieu plus bruyant, affirment Tatiana Ilyina, Richard Zeebe et Peter Brewer, de l'Université de Hawaii et de l'Institut de recherche de l'aquarium de Monterey Bay, en Californie. 
<P></P>
<P>On sait depuis des décennies que l'absorption des sons change avec la composition de l'eau de mer. Cet effet varie selon la salinité, la température de l'eau et la pression, mais aussi selon l'acidité. Plus l'eau de mer est acide, moins les sons de basses et moyennes fréquences sont absorbés.</P>
<P>Selon le modèle élaboré par T. Ilyina et ses collègues, l'absorption des fréquences comprises entre 100 à 10 000 hertz pourrait diminuer avec l'acidification de 60 pour cent en surface et de 30 à 50 pour cent à 1 000 mètres de profondeur d'ici 2100. L'effet serait plus marqué au Nord de l'Atlantique et du Pacifique, où l'absorption de dioxyde de carbone est plus importante.</P>
<P>En conséquence, les sons de basses et moyennes fréquences se propageront plus loin sous l'eau. Comme les activités industrielles et militaires ainsi que les navires produisent ce type de sons, le « niveau sonore » dans les océans devrait augmenter au cours des prochaines décennies. Il est possible que cette augmentation de la portée du son perturbe&nbsp; les mammifères marins, qui utilisent des sons de basses fréquences pour communiquer, chasser et se diriger. Ils pourraient eux-mêmes communiquer sur de plus longues distances, mais les messages échangés seraient « noyés » dans un bruit de fond plus intense.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Pour la Science - Crédit : NOAA</EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>Avec l'acidification des océans, les mammifères marins, tels les dauphins, seront confrontés à un milieu plus bruyant, qui absorbe moins bien les sons de basses et moyennes fréquences.</EM></FONT>&nbsp;&nbsp; </P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La photosynthèse une nouvelle source d'énergie électrique]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-17 08:59 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/ediwji4.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Fondamental&nbsp;</font></b><br>Des chercheurs du CNRS ont transformé l'énergie chimique issue de la photosynthèse en énergie électrique. Ils proposent ainsi une nouvelle stratégie qui convertit l'énergie solaire en énergie électrique de manière écologique et renouvelable. Cette biopile pourrait aussi avoir des applications médicales. Ces travaux viennent d'être publiés dans la revue Analytical Chemistry.<BR>La photosynthèse est le processus par lequel les plantes convertissent l'énergie solaire en énergie chimique. En présence de lumière visible, le dioxyde de carbone (CO2) et l'eau (H20) sont transformés en glucose et en dioxygène (O2) dans une série complexe de réactions chimiques. Les chercheurs du Centre de recherche Paul Pascal (CNRS) ont mis au point une biopile qui fonctionne à partir des produits de la photosynthèse : le glucose et l'O2, et qui est composée de deux électrodes modifiées avec des enzymes. <BR>Cette pile est insérée dans une plante vivante, dans le cas présent un cactus. 
<P></P>
<P>Grâce à ces électrodes très sensibles à l'O2 et au glucose, une fois implantées dans le cactus, les chercheurs ont réussi à suivre l'évolution de la photosynthèse in vivo en temps réel. Ils ont pu observer l'augmentation du courant électrique lorsque qu'une lampe est allumée et une diminution lorsque celle-ci est éteinte. Par ces expériences, les chercheurs ont aussi pu observer pour la première fois l'évolution du glucose en temps réel lors de la photosynthèse. Cette méthode pourrait offrir de nouvelles pistes dans la compréhension des mécanismes de la photosynthèse.</P>
<P>D'autre part, les chercheurs ont montré qu'une biopile implantée dans un cactus pouvait générer une puissance de 9 µW par cm2.Le rendement étant proportionnel à l'intensité de l'éclairage, une illumination plus intense accélère la production de glucose et d'O2 (photosynthèse), il y a donc plus de combustible pour faire fonctionner la biopile. Dans un futur lointain, ce dispositif pourrait éventuellement offrir une nouvelle stratégie pour transformer l'énergie solaire en énergie électrique d'une façon écologique et renouvelable</P>
<P>Au-delà de ce résultat, l'objectif initial de ces travaux est la mise au point d'une biopile pour des applications médicales. Elle fonctionnerait alors sous la peau de façon autonome (in vivo) en puisant l'énergie chimique du couple oxygène-glucose naturellement présent dans les fluides physiologiques. Elle pourrait ainsi alimenter des dispositifs médicaux implantés, tels que, par exemple, des capteurs autonomes sous-cutanés mesurant le taux de glucose chez les patients diabétiques.</P>
<P><BR><FONT size=1><EM>Source : CNRS - Crédit : Flexer, Mano</EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>Biopile insérée dans un cactus et graphique representant l'évolution du courant électrique en fonction de l'éclairage du cactus. (noir : glucose, rouge : O2)</EM></FONT>&nbsp;&nbsp; </P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Grandes crises d'extinction : des fossiles « géants » révolutionnent les connaissances actuelles]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-02-17 09:00 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi2jn1.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Terre&nbsp;</font></b><br>Des gastéropodes de grande taille (jusqu'à 7 cm) datant seulement de 1 million d'années après la plus grande crise d'extinction de tous les temps, la crise permo-triassique, ont été découverts par un chercheur du laboratoire Biogéosciences (CNRS/Université de Bourgogne) en collaboration avec des collègues allemands, américains et suisses. Ces spécimens remettent en cause l'existence d'un effet « Lilliput » entraînant une diminution de la taille de ces organismes pendant plusieurs millions d'années après cette crise d'extinction. Ces résultats, publiés dans le numéro de février 2010 de la revue Geology, bouleversent les conceptions des paléontologues sur la dynamique évolutive et le fonctionnement de la biosphère après une crise d'extinction de masse.<BR>L'histoire de la vie sur Terre est ponctuée de nombreuses crises d'extinctions, brèves périodes de forte diminution de la biodiversité, suivies de phases de reconquêtes de la biosphère, correspondant à la diversification des espèces qui ont survécu. Au cours des 540 derniers millions d'années, une vingtaine de crises plus ou moins intenses se sont ainsi succédées. La plus dévastatrice d'entre elles s'est déroulée il y a 252,6 millions d'années avec une violence encore aujourd'hui inégalée : la crise permo-triassique qui décima plus de 90% des espèces marines alors existantes. <BR>Suite à une telle crise, les conditions environnementales sont sévèrement perturbées : baisse de l'oxygénation des océans, empoisonnement des eaux, compétition accrue, effondrement des chaînes alimentaires, etc. Jusqu'à présent, il était admis qu'en réponse à ces perturbations, certains organismes marins tels que les gastéropodes ou les bivalves étaient atteints par une réduction drastique de leur taille, pendant et après la crise. Il fallait ensuite attendre plusieurs millions d'années pour que ces organismes recouvrent des tailles comparables à celles d'avant la crise. C'est ce que les scientifiques appellent l' «effet Lilliput » en référence au fabuleux voyage de Gulliver qui s'échoua sur l'île éponyme où tous les individus, les Lilliputiens, étaient de petite taille. 
<P></P>
<P>Une équipe internationale de paléontologues français, allemands, américains et suisses vient de découvrir des fossiles de gastéropodes de grande taille datés seulement de 1 million d'années après la crise permo-triassique. Ces chercheurs se consacrent depuis plusieurs années à l'étude de la reconquête qui suit l'extinction de masse permo-triasique. En concentrant leurs efforts sur des affleurements de l'Utah datés du début du Trias inférieur mais encore non-étudiés en détail, ils ont mis à jour des spécimens de gastéropodes exceptionnels, jusqu'à 7 cm, que l'on peut qualifier de « géants » en comparaison de ceux généralement retrouvés possédant une taille inférieure à 1 cm. L'étude complémentaire de ces nouvelles faunes de gastéropodes indique aussi qu'elles ne sont pas plus petites que des faunes plus âgées ou que les faunes actuelles. <BR>Cette découverte réfute donc l'existence d'un effet Lilliput chez les gastéropodes pendant la majeure partie du Trias inférieur, ou du moins indique que son importance a été surestimée. <BR>De façon surprenante, la présence de ces gastéropodes de grande taille coïncide aussi avec une reconquête explosive du domaine océanique par certains organismes comme les ammonites. Ces différents événements suggèrent ainsi que la restructuration des écosystèmes marins était déjà bien engagée seulement un million d'années après la crise, ce qui est extrêmement rapide après une crise d'une telle ampleur. <BR>Les scientifiques vont poursuivre l'étude des fossiles découverts dans ce gisement de l'Utah à la recherche d'autres espèces, comme les bivalves, pour vérifier ces nouvelles données. Mais ces travaux permettent déjà de penser que les paléontologues vont devoir réviser leurs estimations concernant l'impact immédiat et à long terme des crises d'extinction sur les espèces. </P>
<P><FONT size=1><EM>Source : CNRS - Crédit : A. Brayard/J. Thomas</EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>Gastéropodes de grande taille retrouvés dans des sédiments marins de l'Utah datés de seulement ~1 million d'années après l'extinction de masse Permien-Trias. La barre d'échelle représente 1cm.</EM></FONT></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Des galaxies découvertes 500 millions d'années après le big bang ?]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-01-03 11:20 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi5w4p.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Espace&nbsp;</font></b><br>Une équipe d'astronomes assure avoir découvert les trois plus lointaines galaxies connues. Elle les a repérées dans la plus profonde image de l'Univers, réalisée en infrarouge en août 2009 par le télescope spatial Hubble. 
<P></P>
<P>Ces galaxies affichent un redshift d'environ 10 (le décalage vers le rouge, ou redshift, de la lumière des astres augmente avec leur distance). Elles sont donc visibles telles qu'elles étaient lorsque l'Univers n'avait que 500 millions d'années !</P>
<P>"Jusqu'à récemment, aucune galaxie n'avait été observée plus tôt que 750 millions d'années après le big bang", soulignent les chercheurs. Quant à l'objet le plus lointain de l'Univers, il s'agissait d'un sursaut gamma, mesuré à un redshift de 8,2.</P>
<P>Que signifie cette découverte, si elle est confirmée par d'autres observations ? Que les galaxies se sont formées dans les toutes premières centaines de millions d'années de l'Univers. Elles ont donc certainement joué un grand rôle dans sa réionisation - l'époque où le cosmos est redevenu transparent au rayonnement visible, sous l'effet des photons ultraviolets des premières étoiles.</P>
<P>Pour en savoir davantage sur ces galaxies préhistoriques, il faudra attendre le lancement du successeur de Hubble, le télescope spatial James Webb, en 2014.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source :&nbsp; Ciel &amp; Espace - Crédit : Nasa/ESA/HHT</EM></FONT></P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[Herschel dévoile une pouponnière d’étoiles]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-01-03 11:24 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edisj47.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Espace&nbsp;</font></b><br>Le satellite européen vient de détecter des centaines d'étoiles en train de naître dans un nuage de gaz de la constellation de l'Aigle surnommé Aquila. Sur un pan de ciel large comme 6 Pleines Lunes, le télescope de l'Agence spatiale européenne a mis au jour 700 embryons d'étoiles ! Ces cocons de gaz et de poussières extrêmement froids sont totalement invisibles aux télescopes "classiques". Pour Herschel, la donne est différente : avec son miroir de 3,5 m, il sonde l'Univers dans l'infrarouge lointain. À ces longueurs d'onde, il est capable de révéler ce qui se passe au cœur des nuages froids.<BR>Sur les 700 embryons détectés, 600 sont en phase préstellaire : ces condensations de gaz en hibernation attendent une perturbation pour se transformer en étoile. Le reste est déjà passé à l'étape suivante : le gaz s'effondre vers le centre du cocon pour former une étoile.<BR>Cette région n'est qu'une portion de la ceinture de Gould. Cette gigantesque pouponnière stellaire encercle le Soleil. En l'étudiant en détail, les astronomes du projet Gould Belt cherchent à mieux comprendre la genèse des étoiles. Comment se forment-elles exactement ? Pourquoi naissent-elles en groupe ? Pourquoi y a-t-il moins d'étoiles géantes que d'étoiles naines ou d'étoiles de type solaire ? À cette fin, quinze sondages de ce type vont être réalisés dans les prochains mois. 
<P></P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Sciences &amp; Avenir</FONT></EM> </P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[Un dinosaure venimeux]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-01-03 11:26 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edibg2d.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Terre&nbsp;</font></b><br>Sinornithosaurus, un dinosaure volant de la même famille que les velociraptors, utilisait probablement du venin pour paralyser ses proies avent de les dévorer. Il vivait dans les forêts préhistoriques du nord-est de la Chine, il y a près de 128 millions d'années où il côtoyait une grande diversité d'animaux dont d'autres oiseaux primitifs et bien sûr de nombreux autres dinosaures. «Il s'agit d'un animal de la taille d'un dindon, presque certainement à plumes. C'est un prédateur spécialisé dans les petits dinosaures et les oiseaux », précise Larry Martin paléontologue à l'Université du Kansas. 
<P></P>
<P>Avec une équipe de collègues associés à des chercheurs de l'Université de Shenyang, en Chine, ils ont analysé de nombreux fossiles de Sinornithosaurus. «Quand nous regardions Sinornithosaurus, nous avons réalisé que ses dents étaient inhabituelles, puis nous avons commencé à regarder toute la structure des dents et de la mâchoire, et à ce moment, nous avons réalisé qu'elle était semblable à l'actuelle configuration de certains serpents » explique Larry Martin dans les Proceedings of the National Academy of Sciences. Les crocs de ces serpents ne servent pas à injecter le venin, le poison coule le long d'une rainure sur la surface externe des dents qui percent la chair de leur proie. </P>
<P>De même, les chercheurs montrent que les incisives supérieures de Sinornithosaurus sont rainurées, longues, et semblables à des crocs. En outre, la mâchoire supérieure fossilisée contient une poche qui a pu abriter une glande à venin, et qui est reliée à la base des dents par une longue rainure. Comme celui des serpents dotés de ces crocs, le venin utilisé par Sinornithosaurus n'était sans doute pas mortel, mais devait provoquer un choc rapide, permettant au dinosaure de capturer sa proie. </P>
<P>Les chercheurs estiment que la longueur des dents de Sinornithosaurus, devait lui permettre de pénétrer l'épaisse couche de plumes sans doute protée par les oiseaux de proie qui prospéraient pendant la période du Crétacé tardif. L'hypothèse selon laquelle Sinornithosaurus était venimeux est l'explication la plus cohérente pour ses caractéristiques crâniennes, et pourrait s'appliquer à d'autres raptors semblables. </P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Sciences &amp; Avenir - Crédit : David A. Burnham, PhD University of Kansas Biodiversity Institute</EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>Fossile de Sinornithosaurus avec ses dents rainurées.</EM></FONT><BR></P>]]></description>
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<title><![CDATA[Les singes pâtiront aussi du réchauffement]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=96&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-01-03 11:27 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=96&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi1ceu.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Biodiversité&nbsp;</font></b><br>De nombreuses espèces de singes sont menacées par la hausse des températures révèle une nouvelle étude. Particulièrement les primates d'Afrique qui se nourrissent de feuilles et qui risquent de ne bientôt plus rien trouver à se mettre sous la dent. 
<P></P>
<P>Des chercheurs anglais publient cette semaine dans la revue Animal Behaviour une série de nouvelles cartes montrant la distribution présente et à venir des primates dans le monde. Ils prennent notamment en compte la répartition des différentes espèces en fonction de leur régime alimentaire ainsi que l'évolution prévisible de la couverture végétale mondiale par rapport au réchauffement climatique. </P>
<P>Selon leurs travaux, l'impact d'une hausse, même modérée, de la température annuelle moyenne (+ 2°c) sera conséquent pour les espèces de singes africaines. En particulier pour celles qui se nourrissent de feuille comme le singe colobe. En revanche, les singes du Nouveau Monde, en Amérique du Sud, ne seront pratiquement pas affectés par une telle hausse. </P>
<P>Toutefois, même les singes d'Amérique du Sud commenceront à souffrir si les températures augmentent de plus de quatre degrés (un scénario haut mais pas impossible) en raison de la fragmentation des habitats que cela risque d'engendrer. Et les petites populations dispersées ont plus de difficultés à survivre. </P>
<P>Ces prédictions sont fondées sur l'analyse des contraintes écologiques que subissent les différentes espèces de singe. Les chercheurs ont pris en compte notamment le temps de repos obligatoire des animaux. Les primates qui doivent se reposer plus que les autres ont ainsi moins de temps pour partir en quête de nourriture ou se livrer à des activités biologiques et sociales. </P>
<P>Or les chercheurs ont déterminé que ce temps de repos obligatoire dépend de trois facteurs : le pourcentage de feuilles dans le régime alimentaire, la variation de la température et la température moyenne annuelle. Plus il fera chaud et plus les singes seront astreints à de longues périodes de repos tandis que leur nourriture décroitra. </P>
<P>Les espèces africaines seront les plus touchées car les singes se nourrissant de feuilles sont cantonnés dans une petite bande autour de l'équateur et sont donc habitués à un habitat très spécialisé qui risque d'être bouleversé. En Amérique du Sud, fructivores et mangeurs de feuilles sont bien moins nettement séparés et ils auront à priori moins de difficultés pour s'adapter à un changement de leur environnement, à condition qu'il ne soit pas trop important.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Sciences &amp; Avenir - Crédit : Dr Amanda Korstjens, Bournemouth University.</FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>Singe Colobe.</FONT></EM> </P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[Vers la disparition des rhinocéros blancs]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=96&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-01-03 11:28 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=96&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi71d4.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Biodiversité&nbsp;</font></b><br>Les experts estiment qu'ils ne restent plus que huit rhinocéros blancs du Nord dans le monde. Quatre d'entre eux ont été relâchés dans un parc au Kenya. Comme un ultime espoir de survie, le zoo tchèque de Dvur Kralove a relâché, lundi 21 décembre, deux couples de rhinocéros blancs du Nord dans le parc d'Ol Pejeta au Kenya. Les soigneurs des animaux et les responsables du parc espèrent que ces pachydermes blancs pourront se reproduire dans leur environnement naturel, et assurer ainsi la survie de leur espèce. Mais les deux couples de rhinocéros n'ont plus batifolé depuis des années, et un expert estime que la tentative est futile. Pour lui, le rhinocéros blanc est déjà éteint. "Cela n'a plus de sens de les déplacer maintenant", considère Randy Rieches, conservateur des mammifères au zoo de San Diego en Californie, qui en possède deux. Cela requiert selon lui beaucoup de savoir, d'élevage, et des compétences en matière de reproduction. 
<P></P>
<P>Victimes du braconnage<BR>Le conservateur californien a transmis son avis, négatif, aux confrères du zoo d'origine de Dvur Kralove (République tchèque) et à ceux du parc d'Ol Pejeta. Selon lui, ce type d'opération est non-seulement inutile mais coûteuse. Cela retire des financements aux autres projets autour des pachydermes en voie d'extinction. Si les deux femelles transportées ont 9 et 20 ans, et sont donc en âge de procréer (avant 30 ans chez un rhinocéros), les experts jugent que, plus que l'environnement, c'est la consanguinité qui les a empêchés de se reproduire au zoo. Au Kenya, il est probable qu'ils se mêlent à des rhinocéros blancs du Sud, une autre sous-espèce. Mais l'essentiel est qu'une partie du patrimoine génétique subsiste.<BR>Rob Brett, président de Fauna and Flora International, l'association à l'origine du transfert, a répondu aux critiques : Le don, provenant d'un banquier australien, n'était pas transférable vers un autre projet. Il aurait personnellement préféré sauver les rhinocéros noirs du Zimbabwe. Le donataire, Alastair Lucas, avait réalisé en voyageant en Ouganda que l'animal qu'il venait voir en Afrique n'existait plus, victime du braconnage de sa corne aux vertus réputées aphrodisiaques.</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[Séduction et bruit de fond chez les rainettes]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-01-03 11:29 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edit1oc.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Faune & Flore&nbsp;</font></b><br>Chez de nombreuses espèces animales au moment de la reproduction, les mâles se regroupent dans un espace restreint et chantent pour attirer une femelle. L'intensité du bruit de fond généré ainsi constitue une contrainte de taille pour l'établissement d'une communication sonore efficace, gage d'un transfert fiable de l'information. Comment la femelle peut-elle sélectionner un partenaire sur la base de son chant dans un tel vacarme ? Par le biais d'une technique expérimentale intégrant la complexité sensorielle du milieu, des chercheurs du laboratoire d'écologie des hydrosystèmes fluviaux (Université Lyon 1/CNRS) sont parvenus à démonter que, malgré le brouhaha ambiant perturbant, les femelles sont capables d'identifier le mâle le plus séduisant. Les résultats de l'étude sont publiés cette semaine en ligne dans Proceedings of the Royal Society B.<BR>De nombreux animaux chanteurs vivent dans un milieu qui rend le transfert des informations véhiculées par leur chant très difficile : le bruit de fond généré par les autres chanteurs de la même espèce couvre en effet le signal à transmettre. Pour permettre un transfert fiable de l'information, de multiples adaptations ont progressivement été sélectionnées comme l'adaptation du comportement de l'émetteur par exemple ou l'adaptation de la structure du signal émis. Presque toutes les études menées jusqu'à présent se sont focalisées sur les informations prises en compte par la femelle pour choisir son futur partenaire - un des processus clés en biologie – sans intégrer les problèmes liés à l'environnement. 
<P></P>
<P>Des scientifiques ont souhaité se pencher sur l'adaptation des règles de communication en prenant en compte toute la complexité du milieu naturel. Pour cela, un petit amphibien, la rainette arboricole Hyla arborea, a été utilisée comme modèle biologique. Les chercheurs ont menés une série d'expériences en utilisant une technique permettant de reproduire les conditions rencontrées dans le milieu naturel en associant à la fois la diffusion d'un bruit de fond important et l'utilisation de six haut-parleurs pilotés indépendamment par ordinateur et mimant la présence de mâles chanteurs. Ils ont constaté qu'une femelle placée au centre des haut-parleurs n'est pas capable d'identifier celui qui émet le chant attractif lorsque ce chant contient une seule caractéristique intéressante (1). Contrairement aux résultats obtenus jusqu'à présent en condition d'expérimentation simple, une seule caractéristique vocale ne permet donc pas à la femelle d'identifier et de localiser le meilleur mâle. En poursuivant leurs recherches, les scientifiques ont montré que lorsque les trois composantes intéressantes du chant sont présentes simultanément, la femelle identifie et localise alors très facilement le haut-parleur diffusant le signal acoustique attractif. Cette localisation est encore améliorée lorsque la distance entre les mâles chanteurs – la distance entre les haut-parleurs - est augmentée.</P>
<P>Preuve qu'en milieu naturel,&nbsp; si la capacité des femelles à choisir leur partenaire est bien fortement affectée par la complexité sensorielle du milieu (bruit de fond, multiples sources acoustiques), l'utilisation de toutes les structures du signal et l'ajustement de leur&nbsp; positionnement leur permet pourtant d'identifier efficacement le mâle le plus séduisant.</P>
<P><EM><FONT size=1>(1) Le choix de la femelle dans la sélection de son partenaire sexuel est basé pour l'essentiel sur trois grandes caractéristiques du chant, reflétant la qualité du mâle : la fréquence, l'amplitude et la vitesse de répétition du chant. </FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>Source : CNRS - Crédit : Thierry Lengagne </FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>Femelle rainette arboricole Hyla arborea leurrée par un haut-parleur diffusant le chant d'un mâle.</FONT></EM></P>]]></description>
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<title><![CDATA[Des étoiles brillent-elles en brûlant des quarks ?]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-01-03 11:30 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edikq9o.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Fondamental&nbsp;</font></b><br>D'après un groupe de chercheurs américains, certains astres compacts, quelque part entre les étoiles à neutrons et les trous noirs, pourraient briller en convertissant leurs quarks en neutrinos. Ce sont les étoiles électrofaibles. L'hypothèse est une conséquence exotique de la théorie électrofaible faisant intervenir la notion de temps imaginaire. <BR>Le modèle standard, reposant sur trois familles de quarks et de leptons interagissant par les forces électrofaibles, a remarquablement passé les tests dans les accélérateurs de particules, comme ceux du LEP, le prédécesseur du LHC, et le Tevatron du Fermilab. La chromodynamique quantique elle-même, la fameuse QCD, a permis de comprendre le monde des quarks et des hadrons. Grâce aux ordinateurs, on sait même reproduire avec une bonne précision la masse des baryons et des mésons les plus communs comme les protons et les mésons pi. <BR>On a donc de bonnes raisons de faire confiance aux prédictions du modèle standard, même si l'on sait qu'il contient bien trop de paramètres pour être la théorie ultime de la matière et des interactions et même si l'on ne sait toujours pas avec certitude si la brisure de la symétrie électrofaible fait bien intervenir le boson de Higgs. <BR>Or, les équations du modèle standard sont toutes d'une même classe faisant intervenir ce qu'on appelle des théories de champ de Yang-Mills. Ce sont des équations non linéaires, comme celles de la mécanique des fluides, et on ne sait actuellement les utiliser correctement que dans le domaine linéaire, ou peu s'en faut. Dans le régime profondément non linéaire, dit non perturbatif, les calculs analytiques sont rarement possibles et l'ordinateur doit être utilisé. Toutefois, il est possible d'obtenir certaines prédictions dans le domaine non linéaire de la théorie en faisant intervenir la notion de temps imaginaire. <BR>Contrairement au domaine de la gravitation quantique où la notion de temps imaginaire implique bien un changement de la nature du temps en cosmologie primordiale, l'emploi du temps imaginaire en QCD n'est qu'une simple mais puissante astuce de calcul. <BR>A la différence du cas de la gravitation quantique, où l'emploi d'un temps imaginaire n'est pour le moment qu'une pure spéculation dont Stephen Hawking est le champion incontesté, l'intervention d'un temps imaginaire en QCD ,sous la forme de ce qu'on appelle des instantons, a effectivement permis d'expliquer des résultats observés en accélérateurs. 
<P></P>
<P>Plus denses que les étoiles à quarks... <BR>La notion d'instanton est due au prix Nobel de physique Gerardus 't Hooft et elle est n'est pas limitée à la QCD. On peut en trouver dans la théorie électrofaible elle-même. Remarquablement, une solution avec un instanton implique que des quarks peuvent se transformer en neutrinos. Dans les conditions de température et de pression ordinaires de la matière, le taux de transformation est si faible qu'il peut être négligé. Il n'en serait pas de même à l'intérieur de certaines étoiles à neutrons ou même lors d'un stade d'effondrement d'une étoile destinée à devenir un trou noir. <BR>On avait déjà proposé depuis des années que les étoiles à neutrons puissent parfois être si denses qu'un plasma de quarks-gluons devait apparaître dans le cœur de l'étoile. En allant plus loin, les théoriciens avaient même proposé l'existence de véritables étoiles à quarks qui seraient alors plus dense et plus petites que les étoiles majoritairement constituées de protons. On parle souvent à propos des étoiles à quarks d'étoiles étranges car le plasma de quarks-gluons libéré par le déconfinement des hadrons dans une étoile à neutrons contiendrait beaucoup de quarks dit étranges, l'une des six saveurs de quarks du modèle standard réparties en trois familles. </P>
<P>D'après les calculs de Glenn Starkman et ses collègues, au-delà des étoiles à quarks pourraient donc exister des étoiles si denses et chaudes que les processus non linéaires avec temps imaginaire contenues dans la théorie électrofaibles deviendraient importants et permettraient une sorte de combustion des quarks qui se transformeraient en neutrinos énergétiques. D'après les chercheurs, on assisterait alors à la formation d'une étoile électrofaible pouvant briller pendant une dizaine de millions d'années. Une des conséquences de cette théorie est que des étoiles juste un peu au-delà de la masse limite signalant normalement la formation d'un trou noir pourrait en fait passer cette dizaine de millions d'années à l'état d'étoile électrofaible. <BR>Malheureusement, le rayonnement émis par de telles étoiles est essentiellement sous forme de neutrinos, ce qui, à priori, ne rend pas facile leur détection. Un fraction de l'énergie libérée pourrait se trouver sous forme de lumière, mais il reste encore à déterminer une signature précise, différente de celles d'autres astres</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Futura Science - Crédit : CXCM-Berry</EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>Les dimensions respectives d'une étoiles à neutrons à gauche et d'une étoile à quarks à droite, comparées à celle du Grand Canyon. Ces étoiles auraient environ la masse du Soleil dont le diamètre est d'environ 1,4 million de kilomètres... </EM></FONT></P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[L'huile de palme que nous consommons détruit les forêts d'Asie du Sud-Est]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-01-03 11:32 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edigoum.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Environnement&nbsp;</font></b><br>La moitié des produits de supermarché que nous consommons contiennent de l'huile de palme. Pourtant, les plantations massives de palmiers à huile qui permettent sa fabrication ont des conséquences environnementales et écologiques sans précédent pour la forêt, la biodiversité et les peuples indigènes d'Asie du Sud-Est...
<P></P>
<P>L'huile de palme : l'huile la plus consommée dans le monde !</P>
<P>L'huile de palme est une huile végétale extraite par pression à chaud de la pulpe des fruits du palmier à huile. L'huile de palme est un ingrédient essentiel de la cuisine africaine et se retrouve dans les plats sud américains ou asiatiques. De plus, elle est massivement employée dans la fabrication des aliments industriels dont les consommateurs occidentaux raffolent. Ainsi, on la retrouve dans la moitié des produits proposés à la vente dans les supermarchés : paquets de biscuits, margarines, sauces, mayonnaises, pâtes à tartiner, chocolat, huiles alimentaires, viennoiseries, chips, glaces et autres confiseries mais aussi dans les cosmétiques (savons, rouges à lèvres...).<BR>Enfin, l'huile de palme est de plus en plus utilisée comme diester pour la fabrication d'agrocarburants (anciennement biocarburants).<BR>L'huile de palme est aujourd'hui l'huile la plus consommée dans le monde (25 %), dépassant de peu l'huile de soja (24 %) et de loin celles de colza (12 %) et de tournesol (7 %). Cette huile provient en majorité d'Asie du Sud-Est où la superficie consacrée à la culture des palmiers à huile en Malaisie et en Indonésie s'élève à 6 millions d'hectares. Cela représente la superficie globale de la Belgique et des Pays-Bas réunis.<BR>Si l'huile de palme présente des avantages économiques indéniables : hauts rendements, faible coût de revient... Son exploitation massive est catastrophique pour l'environnement : déforestation massive, destruction de la biodiversité, appauvrissement des sols, pollutions et contribution au réchauffement climatique...</P>
<P>Les principales conséquences environnementales de l'exploitation d'huile de palme</P>
<P>Selon un rapport du PNUE publié en 2007, les plantations d'huile de palme sont dorénavant les principales causes de la déforestation des forêts pluviales en Malaisie et Indonésie.<BR>De plus, les Amis de la Terre Pays Bas et Indonésie ont publié un nouveau rapport en septembre 2009 sur l'expansion massive de la monoculture d'huile de palme en Indonésie, générée notamment par les importations croissantes d'agrocarburants des pays européens. Le rapport met en évidence déforestation, opérations illégales et conflits sociaux, malgré des approches volontaires de certification qui révèlent leur inefficacité.<BR>Christian Berdot, référent Agrocarburants aux Amis de la Terre France, explique : " La demande européenne croissante d'huile de palme est directement responsable de la déforestation et des conflits sociaux en Indonésie. Si cela continue, la forêt de Bornéo sera détruite ainsi que sa biodiversité exceptionnelle, avec des émissions colossales de gaz à effet de serre, et en ruinant les chances de sortir de la pauvreté des populations locales ".<BR>L'exploitation de l'huile de palme entraîne aussi une catastrophique destruction des sols par appauvrissement du substrat et une pollution des cours d'eau. "Elle biffe irréversiblement tout un cortège botanique et zoologique très précieux du biopatrimoine, il génocide notre proche parent l'orang-outan (5 000 de ces magnifiques Grands singes en sont chaque année victimes) et il ruine la vie de peuples premiers vivant en symbiose avec les territoires spoliés de ces forêts primaires, tels le peuple Penan de Sarawak, partie Malaisienne du cœur de Bornéo." martèle Michel Tarrier, naturaliste français.<BR>Le rapport des Amis de la Terre souligne notamment que dans les trois dernières années, le gouvernement du Ketapang a concédé des permis pour des plantations d'huile de palme sur 40% de la surface du district, en violation des lois pour protéger les forêts, l'environnement et les populations locales. 39 des 54 permis sont situés sur 400 000 hectares de forêts protégées, incluant un parc national où vivent des orangs-outangs, menacés d'extinction. Au total, les permis couvrent 1,4 million d'ha au Ketapang...<BR>Ce qui pose problème pour l'ONG c'est le fait que ces violations légales proviennent également (pour 43 %) de compagnies membres de la « La Table ronde pour la production durable d'huile de palme » (Roundtable for Sustainable Palm Oil - RSPO) pourtant fondée par l'organisation de protection de la nature WWF.<BR>Ainsi, officiellement une partie de l'huile de palme est certifiée pour rassurer le consommateur et préserver les forêts mais en pratique, il n'en est rien ou si peu selon le rapport des Amis de la Terre.</P>
<P>L'huile de palme appauvrit les communautés rurales et les peuples indigènes</P>
<P>Les Penan vivent au Sarawak, dans la partie malaisienne de l'île de Bornéo. Ils luttent pour empêcher la destruction des forêts dont ils dépendent et qui sont abattues pour faire place aux plantations de palmiers à huile.<BR>Selon Survival International, une annonce publicitaire pour l'huile de palme malaisienne a été récemment censurée au Royaume-Uni, portant un coup dur à la crédibilité de l'industrie malaisienne. Le bureau britannique de vérification de la publicité, Advertising Standards, a interdit l'encart publicitaire placé par le Comité malaisien de l'industrie d'huile de palme. La publicité prétendait que l'huile de palme malaisienne était "durable" et contribuait à la "réduction de la pauvreté, en particulier parmi les populations rurales". Or, le bureau de vérification publicitaire a estimé que cette affirmation ainsi que d'autres relevées dans la publicité étaient mensongères et ne pouvaient être justifiées.<BR>Des membres de la tribu penan qui ont déjà perdu une grande partie de leur terre au profit des plantations de palmiers à huile ont alors déclaré : "Notre peuple se réjouit de la censure sur la publicité du Comité malaisien de l'industrie d'huile de palme. Comment prétendre que l'huile de palme réduit la pauvreté alors que depuis le commencement les plantations de palmiers à huile ont détruit nos moyens de subsistance et nous ont davantage appauvris ? Beaucoup d'entre nous sont tous les jours affamés par la destruction de notre forêt."<BR>Le gouvernement de l'Etat du Sarawak ne reconnaît pas les droits territoriaux des Penan, selon Survival International. Il soutient les exploitants forestiers et les compagnies de plantation de palmiers à huile qui détruisent les forêts dont dépendent les peuples indigènes pour leur survie. A ce titre, ils ont été invités à quitter leurs terres et à se sédentariser, sous la violence si nécessaire comme en témoigne un rapport publié en septembre par le gouvernement malaisien qui confirme que plusieurs femmes et jeunes filles penan avaient été victimes de violence sexuelles par les employés des compagnies d'exploitation forestière du Sarawak...</P>
<P>La Table ronde pour la production durable d'huile de palme</P>
<P>La Table ronde pour la production durable d'huile de palme a été fondée par le WWF, des producteurs et des utilisateurs : "l'huile de palme produite selon les critères élaborés par la RSPO ne peut en aucun cas causer la destruction de forêts naturelles précieuses. Les négociations à propos des terres avec les propriétaires d'origine doivent se faire de façon honnête. Les travailleurs doivent également gagner un salaire correct et le travail des enfants doit être interdit. L'huile de palme qui répond à l'ensemble de ces critères est certifiée par la RSPO" précise le WWF.<BR>Pour juger de l'engagement des industriels et des supermarchés pour une huile de palme "plus respectueuse de l'environnement", le WWF a initié fin octobre 2009 la première Palm Oil Buyers' Scorecard : un classement qui compare la durabilité de la politique d'achat de quelques grands utilisateurs européens d'huile de palme.<BR>Les résultats sont médiocres : seul 19% de l'huile de palme certifiée disponible est achetée. Alors qu'une offre en huile de palme existe et est disponible, seulement 10 des 59 entreprises évaluées tiennent leurs engagements à acheter et à utiliser de l'huile de palme durable (CSPO).<BR>10 entreprises françaises apparaissent dans ce classement mais seules 2 entreprises françaises (The Body Shop et L'Oréal) utilisent aujourd'hui de la CSPO. Les entreprises françaises qui n'ont aucun engagement en la matière et qui obtiennent donc les plus mauvais scores sont : Auchan, Brioche Pasquier, Géant Casino, Les Mousquetaires (Intermarché) et Magasin U.<BR>WWF juge cette situation "d'autant plus préoccupante qu'un premier classement avait été édité en 2008 et que 11 000 signatures demandant un engagement contre la déforestation liée au soja et à l'huile de palme avait été alors récoltées. Les entreprises ne peuvent donc pas dire qu'elles ne savaient pas et que l'opinion publique française n'est pas au fait de cette question."</P>
<P>Une seule solution : cesser l'importation et la consommation d'huile de palme</P>
<DIV>Pourtant, 11 000 signatures c'est peu et une grande partie des consommateurs ignorent sans doute le drame environnemental qui se joue en Asie du Sud-Est en achetant des cochonneries alimentaires et en se barbouillant les lèvres.</DIV>
<DIV>Quand bien même la certification du WWF serait crédible - nous pouvons en douter vu le rapport des Amis de la Terre - il est urgent de mettre tout simplement un terme à l'importation et à la consommation d'huile de palme dans les pays industrialisés.</DIV>
<DIV>La Banque mondiale vient même d'annoncer un moratoire sur ses financements à l'huile de palme, après la publication d'un rapport d'évaluation interne dévastateur sur les conséquences sociales et environnementales des plantations financées.</DIV>
<DIV>De notre côté, nous pouvons déja cibler nos achats en vérifiant que l'huile de palme ne rentre pas dans la composition des produits que nous achetons et en se passant des produits alimentaires susceptibles d'en contenir, par ailleurs bien souvent déconseillés pour la santé.</DIV>
<P><EM><FONT size=1>Source : Notre Planète - Crédit : Angela Sevin</FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>Nouvelle plantation de palmiers à huile à Bornéo.</FONT></EM></P>]]></description>
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<title><![CDATA[Les origines des formes des astéroïdes ]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2009-12-16 10:22 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi1h1v.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Espace&nbsp;</font></b><br>Une nouvelle vision générale expliquant les origines des formes des astéroïdes a été trouvée à travers un ré-examen des théories classiques à l'aide de simulations numériques. En supposant que de petites collisions et autres sollicitations de faible amplitude peuvent remodeler les astéroïdes qui sont déjà partiellement fragmentés, une collaboration dirigée par Paolo Tanga du laboratoire Cassiopée (INSU-CNRS, Université Nice-Sophia Antipolis, Observatoire de la Côte d'Azur) a montré que le résultat de ce processus est une famille de formes correspondant à l'échantillon observé. Ce résultat est publié dans Astrophysical Journal Letters. 
<P>Si vous videz progressivement un bol de sable dans une assiette plate, il se forme un tas conique. Maintenant, si vous agitez doucement l'assiette, le tas aura tendance à s'aplatir. Après beaucoup d'agitation, on peut obtenir finalement une surface plane, comme si de l'eau avait été versée au lieu du sable.</P>
<P>Cette simple analogie contient les éléments essentiels d'un mécanisme que notre groupe a exploité pour expliquer la variété des formes des astéroïdes observés. En fait, si les astéroïdes étaient composés d'un fluide, l'effet de la rotation et de leur propre gravité les aurait façonnés jusqu'à les faire ressembler à des ½ufs ou à des sphères aplaties, en fonction de leur durée de rotation. En réalité, on pense qu'une majorité d'entre eux sont partiellement ou entièrement fragmentés en blocs distincts (nos « grains de sable » mais de grande taille), tenus ensemble par la seule force de gravité (on parle alors d'« agrégats gravitationnels »).</P>
<P>D'autre part, les observations à partir des variations de luminosité montrent des formes qui ne sont pas à l'équilibre « fluide ». Mais quelle est la différence entre la forme d'un astéroïde rocheux et celle d'un fluide tournant ?</P>
<P>Nos calculs montrent que cette différence est extrêmement faible, comme si votre tas de sable formait un cône de seulement environ 10 degrés de pente.</P>
<P>Cet 'angle critique', spécifique à chaque matériau granulaire considéré, est beaucoup plus petit que celui que des tas de roches pourraient présenter, environ 30 degrés. Alors, comment un astéroïde rocheux peut-il atteindre une telle configuration ?</P>
<P>En effectuant plusieurs simulations par ordinateur, nous avons montré que certaines sollicitations externes pourraient avoir le même effet sur un astéroïde que sur le tas de sable de notre exemple. Sauf que pour les astéroïdes l'« agitation » proviendrait d'impacts mineurs ou de forces de marées dues aux satellites ou aux rencontres proches avec d'autres corps. Au fil du temps, ces sollicitations pousseraient progressivement le matériel constituant l'astéroïde vers un équilibre proche de celui d'un liquide. La seule exigence pour que ce processus fonctionne est que le corps céleste soit déjà partiellement fragmenté de telle sorte que les blocs qui le composent puissent ajuster leur position sous l'effet des sollicitations reçues. Cette structure n'est pas fluide, bien entendu, donc l'état d'équilibre théorique final correspondant ne peut pas être atteint. Cela explique la petite différence de comportement par rapport à l'état fluide que l'on retrouve dans la distribution observée.</P>
<P>Le mécanisme explique aussi les propriétés de certains gros astéroïdes, ayant des satellites, qui se rapprochent plus des formes fluides que le reste de la population. Le satellite déclencherait efficacement le processus décrit ci-dessus en exerçant des contraintes répétées sur le corps primaire autour duquel il est en orbite.</P>
<P>Notre modèle néglige les possibles déviations locales par rapport à la forme moyenne, dues par exemple à la présence de surfaces très inclinées comme les remparts des cratères. Il faut également supposer que l'astéroïde est fait, au moins dans sa couche externe, d'un agrégat de matériau maintenu uniquement par la gravité. Toutefois, le lien solide entre ce modèle et la structure interne des astéroïdes sera la principale caractéristique à tester dans les observations d'astéroïdes futures.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : CNRS</EM></FONT>&nbsp; </P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[Pourquoi le panda mange-t-il du bambou ?]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2009-12-16 10:26 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi55p4.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Faune & Flore&nbsp;</font></b><br>Le grand panda - ou panda géant - de Chine est connu pour sa consommation quasi exclusive de bambou. Il fait pourtant partie de la famille des ursidés et donc du groupe des carnivores. Ce classement est au moins justifié au regard des ses gènes: le panda a tout d'un carnivore, confirme une équipe majoritairement chinoise qui a séquencé son génome. Le panda (Ailuropoda melanoleuca) ne possède aucun gène connu permettant la fabrication d'enzymes qui cassent la cellulose, ingrédient majeur des végétaux comme le bambou, précisent Wang Jun (Institut Pékin de Génomique, Shenzhen) et ses collègues dans la revue Nature. La digestion de ce gros ours aux airs de peluche repose donc certainement sur sa flore intestinale. Il serait donc intéressant de séquencer ce microbiote. 
<P></P>
<P>Pourquoi le panda préfère-t-il se nourrir de graminées plutôt que de viande? Il pourrait s'agir au moins en partie d'une histoire de goût. Les chercheurs ont découvert qu'un gène impliqué dans la fabrication des récepteurs d'un goût fondamental, l'umami, est inactif chez le panda. Or ce goût, comme le sucré, est associé chez les mammifères aux aliments à forte valeur nutritive, comme la viande.</P>
<P>Le génome du panda contient environ 21.000 gènes compactés dans 21 paires de chromosomes (dont une paire de chromosomes sexuels). La comparaison avec d'autres génomes révèle que l'ADN du panda géant est très proche de celui du chien (80% de conservation de l'ordre des gènes entre les deux génomes, contre 68% avec le génome humain). Le génome du panda a cependant évolué moins vite au cours du temps que celui d'autres mammifères.</P>
<P>Il ne resterait plus aujourd'hui que 2.500 à 3.000 grands pandas dans les montagnes de l'ouest de la Chine. Les chercheurs espèrent que la connaissance de son génome pourra aider sa protection. L'un des obstacles à la conservation du panda est son très faible taux de reproduction: les gènes de l'ursidé n'ont pas encore livré d'explications à ce sujet.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Sciences &amp; Avenir - Crédit : Zhihe Zhang</FONT></EM></P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[Un petit dinosaure qui en dit long]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2009-12-16 10:31 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edir8i6.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Terre&nbsp;</font></b><br>Un nouveau théropode du Trias, période d'apparition des premiers dinosaures, a été découvert aux Etats-Unis. Avec Tawa, les paléontologues sont non seulement contents d'avoir mis la main sur un nouveau spécimen très bien conservé mais aussi d'enrichir leur catalogue avec un dinosaure très ancien, qui permet d'en savoir plus sur les débuts de leur évolution. 
<P>Tawa hallae est un théropode bipède et carnivore qui vivait il y a 215 millions d'années, au Trias, à l'époque où toutes les terres émergées de la planète étaient rassemblées en un supercontinent, la Pangée. </P>
<P>Les os fossilisés de Tawa, qui n'étaient pas écrasés malgré leur âge, ont été découverts dans une carrière au Nouveau Mexique, aux États-Unis, et mis au jour par Sterling Nesbitt, qui était alors doctorant au Muséum américain d'histoire naturelle, et d'autres chercheurs et volontaires.</P>
<P>Parmi les restes de plusieurs individus, les paléontologues ont pu assembler le squelette presque complet d'un jeune spécimen, haut d'environ 70 cm et long de deux mètres au total. </P>
<P>D'après Nesbitt et ses collègues, qui décrivent ce nouveau théropode dans la revue Science publiée aujourd'hui, ses plus proches parents sont des spécimens sud-américains. Et Tawa n'est pas le seul dans ce cas chez les dinosaures nord-américains, accréditant l'hypothèse d'une migration du sud vers le nord des premiers dinosaures, apparus au cours du Trias (entre 200 et 245 millions d'années environ).</P>
<P>Détail très intéressant chez un spécimen aussi ancien: il y a des petits sacs aériens dans ses os, notamment au niveau du cou et du crâne. Chez les oiseaux actuels ces poches font partie du système respiratoire et allègent le poids du squelette. La présence de cette pneumatisation des os chez un théropode du Trias montre qu'elle aurait évolué très tôt chez les ancêtres supposés des oiseaux.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Sciences &amp; Avenir - Crédit : Artwork by Jorge Gonzalez</EM></FONT></P>]]></description>
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<title><![CDATA[Le caractère unique des communautés végétales européennes se perd]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=96&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2009-12-16 10:34 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=96&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edickeb.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Biodiversité&nbsp;</font></b><br>D'après une nouvelle recherche financée par l'UE et publiée en ligne par la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), les extinctions et les invasions étrangères sont responsables de la perte du caractère unique des communautés végétales d'Europe. L'une des façons les plus courantes d'évaluer la biodiversité dans une région ou une zone données est de simplement compter le nombre d'espèces qui y vivent. Cependant, comme le révèle cette étude, il est également important de comprendre la relation étroite entre les espèces dans une communauté spécifique, car une communauté végétale composée d'espèces n'ayant aucun lien est plus susceptible de supporter des pressions telles que les changements de température ou la sécheresse. En revanche, dans une communauté d'espèces apparentées, si l'une ne parvient pas à supporter des températures élevées par exemple, il est fort probable que les autres espèces aient également du mal à survivre. 
<P></P>
<P>Dans cette étude, les chercheurs ont analysé des données sur des espèces végétales trouvées dans différentes régions d'Europe depuis 1500. Il existe 11 000 espèces végétales indigènes en Europe. Depuis 1500, environ 1600 espèces végétales exogènes sont arrivées en Europe, et 1700 espèces européennes ont envahi d'autres régions européennes d'où elles ne proviennent pas originellement. Cela signifie qu'environ 53% des invasions de plantes en Europe peuvent être attribué aux espèces se déplaçant d'une région européenne à une autre.</P>
<P>Au cours des derniers siècles, seulement deux espèces végétales européennes ont complètement disparu. Cependant, environ 500 espèces se sont éteintes au niveau régional. Par exemple, l'aspérule des champs (Asperula arvensis) a disparu en Allemagne et en Autriche, principalement en raison de l'intensification de l'agriculture, mais on la trouve encore en Italie et en Espagne.</P>
<P>Le fait que les invasions dépassent largement le nombre d'extinctions signifie que le nombre d'espèces végétales dans les régions européennes a augmenté. Cependant, les espèces qui ont disparu ont tendance à être relativement rares et viennent de familles de plantes qui possèdent comparativement peu de membres.</P>
<P>En revanche, les espèces invasives ont tendance à venir de familles riches en espèces et sont souvent apparentées à des espèces vivant déjà dans la région. En pratique, le nombre total d'espèces dans les régions étudiées augmente; cependant, les plantes au sein des régions sont de plus en plus semblables et les différences entre régions disparaissent, alors que les mêmes plantes poussent de plus en plus partout ailleurs.</P>
<P>«Nos études ont montré que, bien que le nombre d'espèces dans les régions européennes augmente car les nouvelles espèces sont plus nombreuses que les espèces disparues, les régions perdent de plus en plus leur caractère phylogénétique et taxonomique unique», déclare le Dr Marten Winter du Centre Helmholtz pour la recherche sur l'environnement (UFZ) en Allemagne.</P>
<P>«Lorsque l'on parle de la diversité biologique ainsi que du nombre absolu d'espèces, les gens devraient également considérer les autres mesures de la diversité biologique, telles que les relations entre espèces par exemple. Ces mesures offrent d'importantes informations supplémentaires sur la condition et les risques possibles pour les écosystèmes.»</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Notre Planète - Crédit : Adulau</EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>Aspérule des champs<BR></EM></FONT></P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[Autolib', c’est pour septembre 2011]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2009-12-16 10:37 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/ediz2l2.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Environnement&nbsp;</font></b><br>La mairie de Paris a annoncé l'ouverture au public d'Autolib', le système de location de voitures électriques en libre-service, pour septembre 2011. 3.000 voitures électriques seront alors disponibles dans un millier de stations réparties dans la capitale, mais aussi dans une trentaine de communes périphériques. <BR>« Inventer un nouveau mode de déplacement ». C'est par ces mots que Bertrand Delanoë a défini Autolib' lors de la présentation jeudi 10 décembre 2009 de l'appel d'offres en vue de désigner le gestionnaire de ce futur service de location de voitures électriques en libre-service. <BR>Le choix du gestionnaire sera finalisé à la fin 2010, via une délégation de service public. Les dossiers de candidatures sont à déposer auprès du syndicat Autolib' jusqu'en février 2010. Un postulant s'est déjà manifesté, regroupant le loueur Avis, la RATP, la SNCF et Vinci Park. <BR>Présidé par Annick Lepetit, adjointe au maire chargée des déplacements, le syndicat Autolib' regroupe la capitale et 27 communes de la métropole parisiennes, dont Arcueil, Bagnolet, Boulogne-Billancourt, Créteil, Montrouge, Nanterre, Sceaux, etc. <BR>Au total, Autolib' sera proposé dans quelque 1.000 stations réparties sur ces communes, dont 700 à Paris (500 en surface, et 200 en sous-sol). 3.000 voitures seront disponibles au lancement, mais le parc pourrait augmenter progressivement. <BR>Les voitures proposées aux clients d'Autolib' seront des modèles électriques, n'émettant pas de CO2. « Une voiture ça pollue, ça coûte cher, mais j'en ai de temps en temps besoin », a déclaré le maire de la capitale, expliquant le choix sur les véhicules électriques. Si le fournisseur de cette flotte reste à définir, la Ville de Paris annonce d'ores et déjà que 4.000 bornes de recharges électriques seront accessibles. <BR>Concrètement, les utilisateurs devront souscrire un abonnement pour louer une voiture Autolib'. A l'image du Velib', ils pourront disposer d'un véhicule pendant 30 minutes ou quelques heures, et le déposer dans une station différente de celle de départ. Les voitures seront disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, et pourront être réservées à l'avance (par téléphone ou Internet), ou être prises directement en station. <BR>Enfin, question coût, l'abonnement mensuel à Autolib' devrait être fixé entre 15 et 20 euros. Il faudra ensuite payer « environ 5 euros par demi-heure d'utilisation ». Des formules pour les étudiants, les familles et les entreprises sont également envisagées. <BR>Selon le calendrier fixé par le syndicat Autolib', le service sera ouvert au public en septembre 2011, après une phase de tests de six semaines à quatre mois. <BR>Selon une enquête réalisée par Ifop pour le Journal du Dimanche, 61% des 598 Parisiens interrogés se déclarent intéressés par Autolib'. 5% des sondés ont l'intention de louer une voiture en libre-service plusieurs fois par semaine, 13% quelques fois par mois, 28% quelques fois par an, et 15% une à deux fois par an. 39% ne sont pas intéressés 
<P></P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Futura Science - Crédit : Gravicapa</FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>A Paris, 700 stations Autolib' seront disponibles, dont 500 en surface et 200 en sous-sol.</FONT></EM>&nbsp; </P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Des cristaux deux fois plus isolants que le vide !]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2009-12-16 10:42 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi1l14.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Fondamental&nbsp;</font></b><br>Les cristaux photoniques sont des matériaux prometteurs qui sont un peu à la lumière ce que les semi-conducteurs sont aux courants électriques. Un groupe de chercheurs de l'Université de Stanford pense qu'ils pourraient servir à fabriquer des isolants thermiques deux fois plus efficace que le vide. <BR>Le transport de la chaleur, qui est un transfert d'énergie, peut se faire essentiellement de trois manières : <BR>- par conduction, avec par exemple des phonons dans les solides,<BR>- par convection dans les fluides, c'est à dire avec transport macroscopique de matière,<BR>- par radiation avec des photons. 
<P></P>
<P>Dans les vases de Dewar, que l'on connaît mieux sous le nom de bouteille thermos, ces trois modes de transport de la chaleur sont limités par l'utilisation d'une double paroi, avec un vide entre les deux, et l'emploi de couches réfléchissantes. <BR>Si le vide supprime largement la conduction et la convection, la chaleur peut tout de même se propager de façon non négligeable sous forme de photons dans le domaine infrarouge. Si l'on disposait d'un moyen de stopper ces photons dans une bande de longueur d'onde donnée, on pourrait encore améliorer l'isolation thermique de certains dispositifs. <BR>Le groupe de recherche du professeur Shanhui Fan à l'Université de Stanford semble précisément avoir trouvé ce moyen, tout du moins sur le papier comme l'expliquent ces chercheurs dans un article de Phys. Rev. B. <BR>L'idée est ingénieuse et repose sur l'emploi de matériaux explorés dans le domaine des nanosciences mais que la nature connaît depuis longtemps comme le prouve l'exemple des papillons ou du ver marin Aphrodita. La clé repose en effet sur les cristaux photoniques.. </P>
<P>Une application pour l'énergie solaire ? <BR>Il s'agit de structures périodiques de matériaux diélectriques ou métalliques conçues pour modifier la propagation des ondes électromagnétiques de la même manière qu'un potentiel périodique dans un cristal semi-conducteur affecte le déplacement des électrons en créant des bandes d'énergie autorisées et interdites. Avec de tels cristaux, on peut, si l'on s'y prend bien, bloquer la propagation de certains photons dans une bande donnée de l'infrarouge. <BR>Fan et ses collègues ont calculé qu'un empilement de 10 couches de cristaux photoniques sur une épaisseur de 100 microns était capable de réduire le transfert de chaleur d'un facteur 2 par rapport au vide sous forme de lumière infrarouge. Chacune des couches de cristaux photoniques est épaisse d'un micron seulement et elles sont séparées par un vide de 90 microns. De façon surprenante, les calculs indiquent que l'effet d'isolation thermique ne dépend pas de l'épaisseur des couches mais de l'indice de réfraction du matériau diélectrique, c'est-à-dire de la vitesse de propagation de la lumière dans celui-ci. <BR>Les cristaux photonique ont des applications importantes dans le domaine des télécommunications, en particulier dans celui des fibres optiques dont l'un des pionniers a été récompensé cette année par un prix Nobel de physique. Si l'expérience vérifie les prédictions théoriques du groupe de Stanford, les cristaux photoniques pourraient avoir des applications intéressantes dans le domaine de la production thermique d'énergie solaire.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Futura Science - Crédit : Université du Wisconsin-Madison</FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>Une opale. C'est aussi un exemple de cristaux photoniques naturels.</FONT></EM>&nbsp;&nbsp; </P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les chants des baleines bleues sont de plus en plus graves...]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2009-12-16 10:38 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edikurl.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Faune & Flore&nbsp;</font></b><br>Depuis les années 1960, le chant des baleines bleues (Balaenoptera musculus) devient plus grave. Chez la population la mieux étudiée, cette baisse de fréquence a atteint 31%. Nul ne sait pourquoi... Mark A. McDonald de WhaleAcoustics (société spécialisée dans l'enregistrement des baleines de la côte californienne) et John A. Hildebrand, de l'Institution d'Océanographie Scripps, Université de Californie San Diego, ont tenté de comprendre l'évolution mystérieuse du chant des baleines bleues, toujours plus grave. Peut-être est-ce dû à une conjonction de facteurs divers depuis la fin de la pêche baleinière. <BR>Le phénomène est global, relativement linéaire (régulier) et constant sur le long terme (depuis les années 1960). Malgré la mise en place de plus en plus dense de systèmes d'enregistrement acoustique automatiques et continus depuis plusieurs années, les raisons du chant des baleines bleues sont encore très largement incomprises. Une très grande quantité de données reste à interpréter pour tirer des connaissances sur les schémas de migration de ces baleines, la structuration de leur population, leur abondance et leur comportement. <BR>Seules choses sûres, il n'y a que les mâles qui chantent, même si les femelles utilisent d'autres signaux sonores, et seule la fréquence de ces chants a évolué. Le phrasé, les unités de base qui compose le chant, et les caractéristiques de celles-ci sont inchangés. <BR>Conséquence de la fin de la pêche baleinière ou question de mode ? 
<P></P>
<P>Aucune des hypothèses avancées ne s'est révélée suffisante :</P>
<P>- Le conformisme culturelle, qui pousse les individus à adopter la forme de comportement la plus commune, impliquerait un lien culturel mondial puisque le phénomène affecte toutes les populations des océans ;<BR>- L'augmentation du bruit des activités humaines, mais celui-ci n'est pas linéaire, contrairement à la variation du chant, et cette variation apporte un gain de communication des plus minimes ;<BR>- L'augmentation de la densité des baleines depuis la fin de la chasse, qui pourrait modifier la sélection sexuelle entre individus, mais dans les deux sens : plus de mâles, donc plus de compétition (un chant grave est synonyme de corps imposant donc attractif pour les femelles), mais aussi plus de femelles, donc moins de compétition ;<BR>- Le changement climatique qui augmente la concentration en CO2 et l'acidité des océans, ce qui permet aux sons de se propager plus vite. Mais les variations sont de l'ordre du dixième de pourcent alors que la fréquence du chant a baissé jusqu'à 31%.</P>
<P>Les chercheurs en sont réduits à supposer la conjonction de plusieurs de ces facteurs, à savoir un fort conformisme culturel conjugué à l'augmentation du bruit océanique et à l'accroissement des densités de baleines bleues depuis la fin de la chasse à la baleine. <BR>Seule conclusion certaine, les baleines ne pourront continuellement baisser la fréquence de leur chant. Leur chant devrait donc cesser de descendre dans les basses avec la stabilisation de leurs populations. En attendant, elles chantent d'une voix toujours plus grave... </P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Futura Science</FONT></EM> </P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La fonte des glaciers réveille les polluants organiques persistants]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2009-12-16 10:35 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edibhbk.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Environnement&nbsp;</font></b><br>Jusqu'aux années 1970, l'industrie chimique utilisait quantités de produits hautement polluants. Parmi ces substances qui ont été libérées dans l'environnement, les POPs ("Persistent Organic Pollutents" pour Polluants Organiques Persistants, parmi lesquels sont recensés notamment les dioxines et plusieurs organochlorés) sont hautement toxiques pour la santé et l'environnement, présentent une très faible bio-dégradabilité, s'accumulent au sein des écosystèmes, et, par leur caractère partiellement volatil, peuvent se diffuser sur de très longues distances. 
<P></P>
<P>Une étude menée par des chercheurs suisses du Laboratoire fédéral pour l'essai des matériaux et institut de recherche pour l'industrie (EMPA), de l'Institut d'Ingénierie Biologique et Chimique de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich (ETHZ) et de l'Institut Fédéral de Science et Technologie Aquatiques (EAWAG), publiée le 24 septembre dans la revue Environmental Science and Technology, vient de retracer les dépôts de POPs depuis les années 50. Les scientifiques ont utilisé des carottes de sédiments extraites du fond du lac artificiel de l'Oberaarsee, à 80 km au sud-est de Berne. Au sein de ces sédiments se retrouvent les produits chimiques piégés dans le glacier voisin puis libérés lors de sa fonte. Les carottes de sédiments, semblables aux cernes du bois des arbres, permettent de dater précisément les dépôts. Ainsi après des analyses chimiques de ces carottes les chercheurs ont-ils pu attester de la production importante de POPs dans les années 60.</P>
<P>Mais ils ont aussi constaté que le taux de POPs contenu dans ces sédiments avait, après une diminution à partir du début des années 70 dûe à l'interdiction de l'utilisation de ces produits, à nouveau augmenté au cours des quinze dernières années. Cette réintroduction de POPs dans l'environnement s'explique par la fonte progressive du glacier proche du lac, qui a reculé de plus de 120 m depuis le début des années 2000. Les possibles conséquences entraînées par ce phénomène sont prises en compte sérieusement : "Nous voulons découvrir s'il faudra compter avec des quantités importantes relâchées par des glaciers" souligne ainsi l'un des responsables de l'étude, Peter Schmid du laboratoire de chimie analytique de l'EMPA.</P>
<P>L'élimination des POPs est un souci d'action internationale. Plus de 150 pays, dont la France et la Suisse, ont ratifié la convention de Stockholm de l'Organisation du Développement Industriel des Nations Unies, entrée en vigueur en mai 2004 qui vise à protéger l'homme et l'environnement des POPs. Dans le cadre de cette convention, le 5ème meeting du Comité de Surveillance des POPs s'est déroulé du 12 au 16 octobre à Genève.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Notre Planète - Crédit : EMPA</FONT></EM></P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[Le méthane, preuve de vie sur Mars ?]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2009-12-16 10:13 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edivu7y.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Espace&nbsp;</font></b><br>Les météorites tombées sur Mars n'ont pas pu apporter autant de méthane qu'on en détecte sur la planète rouge. Tel est le constat d'une équipe de l'Imperial College de Londres. Conséquence fascinante, d'après ces chercheurs : des formes de vie sont peut-être à l'origine de la production de ce gaz. En effet, les analyses des sondes martiennes montrent qu'il y a un « rechargement »&nbsp; régulier de l'atmosphère martienne en méthane. Or, ce gaz a une durée de vie assez courte. Il y a donc une « source » qui le dégage. 
<P></P>
<P>Pour savoir si ce méthane provenait des météorites, les chercheurs de l'Imperial College ont vaporisé à 1000°C des fragments de météorites martiennes, puis multiplié la quantité de méthane qui s'en est dégagé par le volume estimé de météorites tombant sur Mars. Mais le résultat obtenu est bien inférieur à celui observé sur la planète. </P>
<P>Les météorites ne seraient donc pas responsables de l'apport de méthane. Selon l'équipe britannique, ce pourrait donc être soit des formes de vie, probablement bactériennes, soit un processus chimique dans le sous-sol de Mars mettant en jeu du gaz carbonique et de l'eau.</P>
<P>C'est aller un peu vite en besogne, selon Thérèse Encrenaz, du LESIA (Laboratoire d'Études Spatiales et d'Instrumentation, observatoire de Paris-Meudon) : « Une seule équipe de scientifiques a détecté du méthane, et son identification ne fait pas encore l'unanimité dans la communauté scientifique. De plus, on ne comprend pas son cycle extrêmement court. Il faut donc continuer les observations. »</P>
<P><FONT size=1><EM>Source :&nbsp; Ciel &amp; Espace - Crédit : NASA/MSSS/Ciel et Espace Photos</EM></FONT> </P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[Le poulpe, la noix de coco et l'outil]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2009-12-16 10:25 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi5s3t.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Faune & Flore&nbsp;</font></b><br>Un poulpe qui s'empare d'une noix de coco et part avec en courant sur le sable... pour se fabriquer un refuge. C'est l'étonnant comportement filmé par des biologistes au large de l'Indonésie. Aurait-on découvert un Octopus habilis? Un poulpe capable de repérer un objet, de le transporter et de s'en servir? Des chercheurs australiens ont été surpris et amusés de voir des poulpes des eaux indonésiennes récupérer des noix de coco jetées à l'eau par les hommes, les transporter sur plusieurs mètres et les assembler pour se faire un refuge. 
<P></P>
<P>Julian Finn et ses collègues du Museum Victoria de Melbourne savaient déjà que ces poulpes se glissaient dans les noix de coco abandonnées, utilisant parfois deux moitiés pour se protéger tout en gardant un petit œilleton pour surveiller l'extérieur. Cependant ces biologistes ne pensaient pas que les céphalopodes étaient capables de les déplacer, contrairement à d'autres animaux marins, comme le bernard-l'hermite, qui se glissent dans des coquilles vides là où ils les trouvent.</P>
<P>Les poulpes Amphioctopus marginatus, surnommés en anglais «coconut octopus» ou appelés poulpes veinés, sont connus pour leur étrange mode de déplacement sur les fonds sableux. Repliant certains de leurs bras, ils semblent marcher sur deux pattes. </P>
<P>Pour le transport des noix de coco, ils ont mis au point une autre façon de se déplacer, relatent les chercheurs, qui en ont observé une vingtaine. Le poulpe entoure la coque avec ses pattes et marche sur le bout de ses tentacules, parcourant jusqu'à 20 mètres ainsi chargé. La noix ne peut en aucun cas servir d'armure dans cette configuration.</P>
<P>La notion de l'outil dans le monde animal est débattue par les spécialistes. Pour Finn et ses collègues, le comportement du poulpe serait le premier cas connu d'utilisation d'un outil chez un invertébré. Quoi qu'il en soit, après les grands singes et leurs outils pour casser des noix ou pêcher les termites, le dauphin et ses éponges pour se protéger le museau, le corbeau et ses crochets, c'est au tour du poulpe d'enrichir notre vision de l'intelligence animale.</P>
<P><FONT size=1><EM>Ces travaux sont publiés dans la revue Current Biology.</EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Sciences &amp; Avenir - Crédit : Museum Victoria</EM></FONT></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Sept baleines retrouvées mortes en Italie]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=96&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2009-12-16 10:33 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=96&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/editk6r.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Biodiversité&nbsp;</font></b><br>Neuf baleines, des cachalots d'une longueur d'environ 10 mètres et d'un poids estimé à 15 tonnes, avaient été aperçues jeudi soir le long du littoral du Gargano, à Foce di Varano (centre). Deux d'entre elles ont réussi à reprendre le large, les autres sont mortes. Le ministère italien de l'Environnement a envoyé des spécialistes sur place et les garde-côtes surveillent la situation. 
<P></P>
<P>"Une catastrophe environnementale"<BR>"Il s'agit d'un événement extraordinaire, non seulement pour l'Italie mais probablement unique en Méditerranée", a expliqué l'association de défense de l'environnement Greenpeace, citée par l'agence Ansa.<BR>"C'est une catastrophe environnementale", a déploré Greenpeace, en soulignant qu'il s'agit d'une espèce protégée et rare.<BR>Les sept cachalots étaient de la même espèce que le protagoniste du célèbre roman Moby Dick de Herman Melville.<BR>"Les causes, qui ne sont pas encore établies (en détail, ndlr), sont humaines à 99%, et en particulier à rechercher dans la pollution chimique et électro-magnétique", a affirmé Fabrizio Bulgarini, responsable scientifique en chef du WWF en Italie, cité par l'Ansa. </P>
<P>Autopsie</P>
<P>"Ces animaux subissent les interférences des sonars utilisés par les embarcations pour la navigation", a-t-il ajouté, en précisant que celles-ci pourraient, selon certaines études, causer une "désorientation ou même endommager le système" aidant les baleines à se déplacer dans l'eau. <BR>Une autre hypothèse serait que les animaux aient perdu leur cap sous l'effet d'instruments utilisés pour la recherche et l'exploitation d'hydrocarbures.<BR>Une autopsie des cétacés sera effectuée par une équipe de l'université de Padoue et des scientifiques de l'université espagnole de Las Palmas aux Canaries dans le cadre d'un accord (appelé Accobams) assurant la tutelle des cétacés en Méditerrannée, en mer Noire et dans la partie européenne de l'Atlantique.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Sciences &amp; Avenir - Crédit : AFP</EM></FONT></P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[L'OVNI norvégien identifié]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2009-12-16 10:08 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edikce6.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Espace&nbsp;</font></b><br>Une étonnante spirale lumineuse s'est déployée dans le ciel de Tromsö, en Norvège, sous les yeux de nombreux témoins ce 9 décembre 2009. Un phénomène aussi spectaculaire que difficilement explicable a priori. 
<P></P>
<P>En l'espace de quelques instants, le centre de la spirale a fait place à un cercle sombre dont le diamètre a augmenté de seconde en seconde. Telle la tige d'une fleur, une draperie bleu électrique évoquant une aurore boréale s'est déployée sous la spirale.</P>
<P>De prime abord, il y a tout lieu de croire à un canular ! Pourtant cette piste est rapidement mise en doute face au grand nombre de témoins. Des photos du phénomène ont été publiées sur internet. Certaines d'entre elles, ainsi qu'une vidéo, sont visibles sur le site d'information norvégien NRK.no.</P>
<P>Le pot aux roses a finalement été dévoilé par la BBC. Il s'agit d'un missile intercontinental russe Bulava défectueux, lancé depuis le sous-marin Dmitry Donskoi, basé en mer Blanche. D'une portée de 8000 km, l'engin effectue une parabole sortant largement de l'atmosphère. À la fin de la combustion du second étage, les observateurs ont vu une draperie bleutée pointant vers un cercle sombre.</P>
<P>Un incident est survenu à la mise à feu du troisième étage. Le missile est alors littéralement parti en vrille. Les gaz échappés lors de cette spirale folle se sont ensuite répandus dans l'espace. Leur vitesse initiale importante explique la croissance rapide de la spirale. Pour bien comprendre ce que les observateurs ont vu, il faut préciser qu'ils se situaient proche de l'axe de tir, en direction opposée à la trajectoire du missile.</P>
<P>Une fois vidés les réservoirs du troisième étage, le centre de la spirale est soudain devenu vide de gaz, formant ainsi un nouveau cercle sombre, de taille croissante à mesure que le gaz alentour s'éloignait. </P>
<P><EM><FONT size=1>Source :&nbsp; Ciel &amp; Espace - Crédit : Odd Magne Haugen</FONT></EM> </P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Deux planètes autour d'un autre soleil ]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2009-12-09 16:28 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edis6p5.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Espace&nbsp;</font></b><br>Le télescope japonais Subaru a photographié ce qui pourrait être une planète autour d'une étoile de type solaire. Baptisé GJ758 b, ce petit astre se trouve à 29 fois la distance Terre-Soleil de son étoile, soit à peu près la position de Neptune dans notre Système solaire. 
<P></P>
<P>Il est aussi 10 à 40 fois plus massif que la géante Jupiter. Il s'agit donc soit d'une planète, soit d'une naine brune, c'est-à-dire un objet trop peu massif pour s'être allumé en étoile. Quoi qu'il en soit, la détection directe d'un si petit objet autour d'une étoile comparable au Soleil est une première !</P>
<P>Cette découverte a été réalisée avec l'instrument de nouvelle génération Hiciao (High Contrast Coronographic Imager with Adaptive Optics). Grâce à lui, les astronomes ont peut-être également repéré un astre plus près encore de l'étoile, nommé GJ758 c. De nouvelles observations doivent confirmer qu'il ne s'agit pas d'un objet d'arrière-plan.</P>
<P>S'il appartient bien au système, alors GJ758 b et GJ758 c sont sans doute des planètes. En effet, compte tenu de leurs perturbations gravitationnelles, deux naines brunes n'auraient pas pu rester bien longtemps sur ces deux orbites.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source :&nbsp; Ciel &amp; Espace - Crédit : MPIA/NOAJ</FONT></EM></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Oiseaux : la main qui nourrit modifie les espèces]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=96&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2009-12-09 16:30 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=96&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi4c90.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Biodiversité&nbsp;</font></b><br>Nourrir les oiseaux en hiver peut avoir des conséquences sur l'évolution des espèces que n'imaginent sans doute pas ceux qui font ce geste bien intentionné. Une nouvelle étude sur un petit oiseau migrateur européen, la fauvette à tête noire, confirme que la nourriture offerte dans les jardins britanniques est en train de séparer une population de fauvettes en deux. 
<P></P>
<P>Les fauvettes à tête noire (Sylvia atricapilla) qui se reproduisent en Allemagne et en Autriche migrent vers le sud pendant l'hiver, en Espagne et au Portugal. Cependant une partie de ces oiseaux migrent en Grande-Bretagne depuis les années 60: cette route est en effet plus courte pour les fauvettes d'Europe Centrale qui ont bénéficié de la nourriture disposée par la main de l'homme et qui ont donc survécu au froid de l'hiver britannique.</P>
<P>De précédents travaux ont montré que ces deux routes migratoires sont en train de séparer deux groupes d'oiseaux, ceux qui migrent en Grande-Bretagne étant de retour plus tôt, ils ont tendance à se reproduire entre eux.</P>
<P>L'équipe de Martin Schaefer, de l'Université de Fribourg (Allemagne), a comparé les gènes des deux groupes de fauvettes, qui passent la belle saison dans les mêmes forêts allemandes. Malgré cette proximité, la séparation entre les deux groupes selon la destination de la migration est très nette, expliquent Schaefer et ses collègues dans la revue Current Biology. Il ne s'agit pas encore de deux espèces mais de deux écotypes, autrement dit deux groupes qui ont développé des traits distincts adaptés à des habitats différents.</P>
<P>Les fauvettes qui passent l'hiver en Grande-Bretagne ont le bec plus pointu, pratique pour picorer la nourriture fournie, et les ailes plus rondes, ce qui est plus commode pour manœuvrer. En revanche les fauvettes qui migrent en Espagne ont les ailes plus allongées, mieux adaptées aux vols longs, et le bec plus large pour consommer des fruits, notamment des olives.</P>
<P>Selon Martin Schaefer, il n'est pas certain que ces deux écotypes finiront pas donner deux espèces. Pour cela il faudrait que le comportement des humains demeure stable pendant encore plusieurs décennies. En revanche cela illustre l'impact des actions humaines sur l'évolution du monde vivant.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Sciences &amp; Avenir - Crédit : AFP/Denis Charlet</EM></FONT></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un iceberg géant au sud de l'Australie]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2009-12-09 16:36 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi9fxr.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Environnement&nbsp;</font></b><br>Un iceberg géant faisant près de deux fois la taille de Hong Kong a été localisé dérivant en direction de l'Australie, un phénomène rarissime mais qui pourrait s'accentuer en raison du réchauffement climatique, selon&nbsp; le scientifique Neal Young. Ce glaciologue australien, a repéré l'iceberg long de 19 km à environ 1.700 kilomètres au sud du pays-continent grâce à des images&nbsp; satellites. Le scientifique a affirmé qu'un tel monstre de glace n'avait pas été vu dans la région depuis le 19e siècle.<BR>Selon M. Young, l'iceberg qui mesure environ 140 km2, soit près de deux fois la superficie de l'île de Hong Kong, s'est détaché de l'Antarctique il y a environ dix ans. Il faisait à l'époque quelque 400 km2. "Le bloc restant a survécu dans l'océan pendant près d'un an", a expliqué M. Young. "Il s'est alors lentement dirigé vers le nord et le nord-est en direction de l'Etat d'Australie Occidentale", a-t-il dit. Le scientifique a également averti que ce phénomène risquait de devenir plus fréquent à mesure que s'élève la température des mers.&nbsp; Fin novembre, plus d'une centaine d'icebergs venant de l'Antarctique avaient été déjà localisés dérivant à environ 450 km de la Nouvelle-Zélande, laquelle avait émis un message de vigilance maritime. 
<P></P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Ushuaia</EM></FONT> </P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Aux origines des îles hawaïennes]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2009-12-09 16:37 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi956r.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Terre&nbsp;</font></b><br>Un panache de matière chaude explique-t-il le volcanisme d'Hawaii? Des chercheurs pensent en avoir la preuve. La chaîne volcanique des îles d'Hawaii forme l'un des «points chauds» de la planète. Des géophysiciens pensent avoir 'vu', via un réseau inédit de sismomètres, le panache de matière chaude qui remonte à travers le manteau terrestre pour nourrir les volcans hawaïens. 
<P></P>
<P>L'hypothèse du panache de roches très chaudes, remontant lentement à travers le manteau jusqu'à percer la croûte terrestre, a été formulée pour la première fois dans les années 70 pour expliquer le volcanisme de points chauds situés sur des plaques tectoniques, comme Hawaii. Une hypothèse encore discutée, certains géologues remettant en cause l'existence des panaches.</P>
<P>L'équipe de Cecily Wolfe (Université d'Hawaii) a mis sur pied un ambitieux projet (PLUME, Plume-Lithosphere Undersea Melt Experiment) pour étudier le manteau sous la chaîne hawaïenne. Ils ont déployé un grand nombre de sismomètres, dont 73 au fond de l'aucéan, jusqu'à 5.500 mètres de profondeur. L'objectif était de visualiser le panache, sachant que les ondes sismiques voyagent moins vite dans les matières chaudes.</P>
<P>D'après leurs analyses publiées dans la revue Science (4 décembre 09), Wolfe et ses collègues ont détecté le fameux panache jusqu'à 1.500 kilomètres de profondeur. A environ 200 km sous la croûte terrestre il prend une forme aplatie et s'étend, créant de multiples fractures. </P>
<P>Voilà de quoi alimenter un débat déjà bien nourri sur le volcanisme des points chauds. En février prochain toutes les données de PLUME seront accessibles aux chercheurs, et plusieurs groupes pourront mener leurs propres analyses.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Sciences &amp; Avenir - Crédit : Paul Johnson, Hawaii Institute of Geophysics and Planetology, University of Hawaii at Manoa</FONT></EM></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les illuminations de Noël de Laval alimentées par des éoliennes]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2009-12-09 16:31 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edijtq4.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Environnement&nbsp;</font></b><br>En cette période de fêtes où les villes de France s'illuminent, la commune de Laval a choisi de diminuer sa consommation électrique tout en diversifiant son alimentation électrique avec l'utilisation de deux petites éoliennes pour les fêtes : une première en France ! 
<P></P>
<P>Les fêtes de Noël se manifestent notamment par l'apparition de guirlandes lumineuses dans les centres villes : si elles égayent l'hiver et font la joie des petits et des grands, les millions d'ampoules qui s'allument dès la nuit tombée augmentent significativement la consommation électrique.</P>
<P>En France, selon l'ADEME(1), la puissance fournie pour les illuminations de Noël est estimée à 1300 MW : l'équivalent de la production d'un gros réacteur nucléaire ! Les trois quarts de cette consommation sont issus des ménages et le reste provient en partie des municipalités.</P>
<P>Or, cette demande supplémentaire intervient en période de pointe lorsque l'électricité est notamment générée par les centrales thermiques, fortement productrices de gaz à effet de serre.</P>
<P>Si les ménages peuvent faire preuve de créativité et limiter les décorations électriques, sans illuminations, les centre-villes sembleraient bien ternes pour les fêtes de fin d'année. C'est pourquoi, depuis quelques années de nombreuses communes ont investi dans des lampes basses consommation ou mieux, dans les LED.</P>
<P>C'est le cas de la ville de Laval qui s'est engagée dans les énergies renouvelables pour les fêtes puisque pour la première fois en France, des illuminations de Noël sont alimentées par l'énergie éolienne, explique Guillaume Garot, député-maire de Laval.</P>
<P>"Nous avions déjà réduit nos dépenses énergétiques de 25% l'année dernière en supprimant les illuminations le matin", rappelle le maire de Laval. "Nous continuons également à remplacer systématiquement les ampoules et les projecteurs par des LED (70% d'économies). Mais aujourd'hui, nous franchissons un nouveau seuil. Nous organisons les illuminations les plus écologiques de France par une maîtrise de la dépense énergétique."</P>
<P>Deux "aérogénérateurs" (de petites éoliennes) sont installés sur l'écluse du centre-ville. D'un diamètre d'un mètre soixante, ils pivotent selon la direction du vent en haut d'un mât d'un mètre. Grâce à deux retords, ils produisent entre 3 et 6 kW/h en fonction de la puissance du vent, "de quoi alimenter entre un quart et un tiers des Lumières de Laval", explique Jacques Mallet, directeur d'ErDF en Mayenne qui met à la disposition de la Ville ces appareils avec le soutien du Conseil Régional. Dès que le vent dépasse les 6 km/h, l'équivalent d'une brise légère, elles peuvent produire de l'électricité.</P>
<P>Ces petites éoliennes sont installées depuis le 28 novembre et jusqu'au 4 janvier, date à partir de laquelle la municipalité pourra établir le bilan complet de cette expérimentation. Jusqu'à aujourd'hui, les éoliennes fonctionnent de 17 h à 23 h sans interruption, le vent étant toujours au rendez-vous. Ainsi, elles permettent de couvrir presque intégralement l'illumination des ponts du centre-ville et de La Mayenne qui traverse Laval.</P>
<P>"Silencieuse et élégante, cette innovation change l'image de l'éolien", complète Jean-Pierre Le Scornet, vice-président du Conseil régional en charge de l'environnement. "C'est pour cette raison que la Région a souhaité s'associer cette année aux Lumières de Laval. Elles font la démonstration concrète que la réduction de l'empreinte écologique passe également par des solutions locales. L'éolien demain, ce ne sera plus seulement de grandes installations, mais aussi des aérogénérateurs plus petits installés dans les villes", ajoute-t-il.</P>
<P>Et pour accroître l'effet pédagogique, les aérogénérateurs sont eux aussi illuminés. Ils sont un élément à part entière des Lumières de Laval pour Jean-Christophe Boyer, adjoint au maire. Ils participent du décor sobre et élégant qui est aujourd'hui la signature des illuminations.</P>
<P>Même si ces petites éoliennes seront démantelées début janvier 2010, elles préfigurent de nouvelles réponses technologiques pour couvrir les surplus de consommation électrique liés à des évènements.<BR>Espérons que le surcoût financier ne soit pas prohibitif et que le bilan de cette première expérience soit suffisamment concluant pour assurer la démocratisation et l'installation durable de ces petites éoliennes, pas seulement lors des périodes de fêtes ! En effet, économies d'énergie et systèmes de production décentralisés, dans une région comme la Bretagne qui connaît régulièrement des tensions sur ces approvisionnements électriques, prennent ici tout leur sens.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Notre Planète - Crédit : Jacques Lugue</FONT></EM></P>]]></description>
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<title><![CDATA[Les effets de l'acidification des océans]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=96&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2009-12-09 16:33 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=96&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi5k1t.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Biodiversité&nbsp;</font></b><br>Quel effet aura sur les organismes marins l'acidification des océans, autre conséquence de l'augmentation de la teneur de l'atmosphère en gaz carbonique ? Une équipe américaine l'a mesuré expérimentalement sur une série d'espèces. Moralité : il y aura des vainqueurs et des vaincus. <BR>A mesure que l'atmosphère s'enrichit en gaz carbonique (CO2, ou dioxyde de carbone), le pH de l'eau de mer s'abaisse. Autrement dit, son acidité augmente. Le phénomène est connu et expliqué. Le gaz carbonique de l'air se dissout dans l'eau et une partie réagit pour donner des ions hydrogénocarbonates (HCO3-) et carbonates (CO32-) et donc aussi des ions H+ (responsables de l'acidité). <BR>Il n'y a cependant pas de relation simple entre teneur atmosphérique en CO2 et acidité de l'eau de mer car d'autres facteurs physiques interviennent, notamment la température, et les émissions de soufre et l'azote des engrais finissant dans l'océan conduisent aussi à réduire le pH. <BR>On pense que depuis l'ère préindustrielle, le pH est descendu d'environ un dixième, de 8,2 à 8,1. Avec l'échelle logarithmique du pH, cette légère réduction correspond tout de même à une augmentation de la concentration réelle en ions H+ de 30%. Selon les estimations, le pH pourrait descendre à 7,9, voire 7,8 à la fin du siècle. <BR>Cette acidification des océans ne sera pas sans conséquence sur un certain nombre d'espèces qui utilisent les carbonates pour se fabriquer une coquille en carbonate de calcium. C'est le cas des crustacés, des mollusques bivalves (moules, huîtres, palourdes, etc.), des coraux, de beaucoup de gastéropodes (comme les patelles) ainsi que de certaines algues 
<P></P>
<P>Plusieurs études ont montré que l'acidité de l'eau entrave la calcification, c'est-à-dire la formation de la coquille, qui devient plus fragile chez l'adulte. Des travaux précis ont mesuré cet effet du pH chez l'huître et la moule.<BR>Une équipe de la Woods Hole Oceanographic Institution, menée par Justin Ries (University of North Carolina, Chapel Hill), a été plus loin en testant l'effet de différentes concentrations de CO2 dissous dans l'eau sur 18 espèces marines vivant au fond (on les dit benthiques), animales et végétales. L'idée de l'expérience vient de la supposition que tous les organismes ne devraient pas être affectés de la même manière par une acidification car tous n'utilisent pas de la même manière le carbonate de calcium. <BR>Crabes, homards et crevettes savent en profiter... <BR>L'équipe a réalisé quatre milieux différant par leur acidité. Le premier, le témoin, a celle des mers d'aujourd'hui. Les trois autres correspondent à ce que l'on obtiendrait avec des teneurs atmosphériques en gaz carbonique deux fois, trois fois et même dix fois celle de l'ère pré-industrielle (établie à 285 parties par million, ou ppm). Très élevée, cette dernière valeur ne sera pas atteinte durant ce siècle mais, explique Justin Ries, elle pourrait devenir réalité dans 500 ou 700 ans et elle a déjà été atteinte dans le passé, durant le Crétacé. <BR>L'idée originelle était bonne. Les espèces soumises aux tests ont réagi de manières très diverses. Les crustacés s'en sortent bien. Crabes bleus et homards profitent même largement d'une augmentation de la teneur de l'eau en carbonate et fabriquent leurs carapaces plus facilement, ce qui leur permet d'atteindre des tailles plus grandes et même impressionnantes. Les algues vertes calcifiées s'adaptent à la diminution de pH et continuent à fabriquer leurs structures calcifiées. <BR>En revanche, les huîtres, les coquilles Saint-Jacques, le corail et les annélides à tube calcaire (les serpules) construisent des coquilles plus fines et plus fragiles. L'acidification ne leur convient pas du tout. Les plus touchées lors de l'expérience étaient la palourde, la conque et l'oursin crayon (dont les piquants sont épais et peu nombreux). Chez ces animaux, les plus hautes acidités dissolvent leurs coquilles... <BR>La différence, explique l'équipe, vient du type de carbonate de calcium utilisé par l'organisme ainsi que l'efficacité du contrôle de l'acidité là où se fait la calcification. Même pour les espèces qui s'adaptent, les chercheurs se posent la question de l'effort que l'organisme doit réaliser pour surmonter l'acidité ambiante. Si le surcroît de dépense énergétique est élevé, l'organisme peut se fabriquer une belle coquille mais au détriment d'autres fonctions, par exemple la défense immunitaire. Par ailleurs, explique Justin Ries, « nous savons que la qualité de la nourriture joue un rôle important. Le corail, par exemple, est moins sensible au CO2 s'il est bien nourri » Ce facteur n'a pas été testé dans l'expérience, tous les animaux disposaient d'une bonne nourriture.... <BR>En tout cas, l'expérience montre la complexité de la réponse des organismes marins à coquille à une variation de pH. Tous ne seront pas logés à la <BR>même enseigne...</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Futura Science - Crédit : Tom Kleindinst, Woods Hole Oceanographic Institution</FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>Un grand perdant : l'oursin crayon, qui a beaucoup de mal à fabriquer son test (la coquille) et ses imposants piquants lorsque l'acidité de l'eau est très élevée (animal de gauche).</FONT></EM> </P>]]></description>
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